Dans la vie, nous rencontrons tous des situations qui semblent sans issue, des moments où tout paraît fini. Un appel qui s’éteint, une relation qui se brise, un rêve qui s’effondre, un combat qui semble perdu d’avance. Pourtant, il y a une vérité incroyable que je tiens à vous partager aujourd’hui : ce n’est pas fini tant que Dieu ne l’a pas dit.
Je veux vous emmener dans un récit biblique inspirant, celui de Tabitha, une femme qui nous enseigne que la puissance de Dieu peut ressusciter ce qui semble perdu, raviver la flamme qui semblait s’éteindre. À travers son histoire, nous allons comprendre que malgré la douleur, le découragement, la maladie ou la mort spirituelle, la vie peut reprendre ses droits.
Qui est vraiment Tabitha et pourquoi son histoire est une source d’espoir pour vous ?
Dans le livre des Actes, chapitre 9, versets 36 à 42, il est écrit :
Actes 9 :36-42 (LSG)
Il y avait à Jaffa, parmi les disciples, une femme appelée Tabitha, ce qui signifie « gazelle ». Elle faisait beaucoup de bien et donnait de son argent aux autres. Elle tomba malade à cette époque-là et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre à l’étage. Or, Lydde est près de Jaffa, et les disciples avaient appris que Pierre s’y trouvait; ils envoyèrent donc deux hommes vers lui pour le supplier de venir jusque chez eux sans tarder. Pierre se leva et partit avec eux. À son arrivée, on le conduisit dans la chambre à l’étage. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant et lui montrèrent toutes les robes et les manteaux que faisait Dorcas (Tabitha) quand elle était avec elles. Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria. Puis il se tourna vers le corps et dit: «Tabitha, lève-toi!» Elle ouvrit les yeux, et quand elle vit Pierre s’assit. Il lui donna la main et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves et la leur présenta vivante. Cela fut connu de tout Jaffa, et beaucoup crurent au Seigneur.
Inscrivons dans nos cœurs cette vérité : Tabitha était une femme ordinaire animée par une passion extraordinaire pour servir Dieu et les autres. Elle n’était pas une star ou une influenceuse sur les réseaux sociaux comme on les connaît aujourd’hui, mais elle était une véritable source d’inspiration dans sa communauté.
Tabitha, modèle de générosité et d’engagement
Elle vivait à Jaffa (ou Joppe), un port commercial dangereux, bien loin d’un environnement paisible, mais cela ne l’a pas empêchée d’être un disque brillant dans les ténèbres.
Elle a donné en abondance :
- Ses talents : elle confectionnait des vêtements, des manteaux pour les veuves qui l’entouraient.
- Son temps : elle était disponible pour ceux qui souffraient autour d’elle.
- Ses finances : elle utilisait ses ressources pour faire le bien.
Elle n’était pas pasteur, ni responsable visible, mais son impact était réel et profond. Elle incarnait la vérité que donner est la clé pour bâtir une vie qui compte, pour paraphraser Winston Churchill : « On vit de ce qu’on obtient, mais on construit sa vie sur ce qu’on donne ».
L’impact d’une femme ordinaire dans un lieu difficile
Le port de Jaffa était un lieu connu pour ses trafics et son danger, là où même Jonas avait tenté d’échapper à l’appel de Dieu. Pourtant, Tabitha a choisi d’y vivre et d’y refléter la lumière du Christ. Cela devrait nous inspirer : peu importe le contexte, avec Dieu, on peut briller, même dans la nuit la plus sombre.
Quand la maladie et la mort semblent tout arrêter
Mais comme dans beaucoup d’histoires humaines, la maladie la frappe. Actes 9 :37 nous dit simplement :
Elle tomba malade à cette époque-là et mourut.
La maladie, la souffrance, la perte, la chute. Voilà ce par quoi nous passons tous un jour ou l’autre. Je me souviens d’un frère fidèle à Bordeaux, exemplaire dans son service, qui a dû traverser une amputation. Même si son témoignage était fort, malgré ses choix intègres, il a connu la douleur et le handicap. C’est injuste, me direz-vous. Oui, c’est une réalité difficile. Et pourtant, la foi dans l’incertitude, le témoignage jusqu’au bout, peuvent transformer ces réalités en témoignages puissants.
Tabitha aussi est morte et ce fut un drame dans sa communauté. Mais voyez par la suite ce que la foi a provoqué.
Quand la foi devient moteur malgré l’inacceptable
Dès qu’ils apprennent la mort de Tabitha, les disciples de Jaffa n’acceptent pas cet état de fait. Actes 9 :38 raconte :
Les disciples avaient appris que Pierre se trouvait à Lydde; ils envoyèrent donc deux hommes vers lui pour le supplier de venir chez eux sans tarder.
Ces deux hommes ont marché environ 15 kilomètres, plusieurs heures de marche aller-retour. On peut imaginer les questions qui ont tourbillonné dans leur tête : Est-ce que ça vaut le coup ? Tabitha est morte, il est trop tard. Pourtant, leur détermination l’emporte : ils gardent la foi, ils croient que Dieu peut encore agir.
Cette foi active est un exemple pour nous. Trop souvent, face aux difficultés, on baisse les bras, on cherche des excuses ou on murmure contre Dieu. Mais eux, ils avancent, ils supplièrent Pierre, ils se mobilisèrent.
Vous aussi, demandez-vous : serais-je prêt à faire des efforts, à sortir de mon confort pour que Dieu agisse dans une situation désespérée ?
L’exemple de Pierre : faire sortir les lamentations et se tourner vers Dieu
Une fois arrivé chez Tabitha, Pierre prend une décision surprenante. Il fait sortir tout le monde.
Actes 9 :40
Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria.
Pourquoi faire sortir les pleureuses ? Parce que parfois, quand tout autour de nous pleure et se lamente, cela peut nous entraîner dans le désespoir. Le bruit du deuil bloque la foi. Il faut avoir le courage de faire taire les voix de la défaite.
Dans nos vies, combien de fois sommes-nous entourés par des pleureurs, des gens qui confirment que tout est perdu ? Prenons exemple sur Pierre : éloignons nos regards de ceux qui amplifient la douleur, mettons-nous dans la prière et dans la foi profonde.
Pierre se met à genoux. C’est une posture d’humilité, de dépendance. C’est là que la puissance de Dieu opère, au-delà de nos forces.
Comme le rappelle Ephésiens 3:14-21, prions d’être fortifiés :
A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur… à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, aux siècles des siècles ! Amen !
La clé : prononcer la vie à haute voix
La prière seule ne suffit pas, il faut aussi agir avec foi en prononçant des paroles de vie.
Actes 9 :40 nous dit :
Puis il se tourna vers le corps et dit: «Tabitha, lève-toi!»
Cette posture est significative car le verbe grec « Epistrepho » signifie se retourner, revenir, ramener. Pierre ne reste pas inerte. Il se tourne vers Tabitha, vers ce qui semble mort. Il déclare audacieusement :
- Parole grecque « Epo » : dire, ordonner, parler.
- Et le verbe « Anistemi » : se lever, ressusciter, se tenir debout.
C’est un acte de foi. Pierre prononce la vie là où il n’y a que la mort. Il parle à ce qui semble perdu, au découragement, au défaitisme.
Comment appliquer cette leçon aujourd’hui ?
Peut-être que dans votre vie il y a quelque chose qui paraît fini. Une relation brisée, un projet avorté, un appel flétri. Voici ce que je veux vous dire :
- Ne vous laissez pas définir par l’apparence des choses. Ce n’est pas fini tant que Dieu ne l’a pas dit.
- Reprenez courage et tournez-vous vers Dieu dans la prière sincère et humble.
- Prononcez la vie à haute voix. Dites à votre foi, à votre esprit : « Lève-toi ! ». Parlez à votre situation et faites confiance au nom puissant de Jésus.
N’attendez pas que les pleureurs vous retiennent dans la défaite. Éloignez-vous du bruit qui vous fait douter. Cherchez le calme, la foi profonde, l’écoute de la voix de Dieu.
Tabitha, un témoignage qui invite à croire en la résurrection de nos vies
L’histoire de Tabitha ne s’arrête pas à la mort. Elle incarne la résurrection possible de nos passions, de nos engagements, de nos appels. Elle nous montre aussi que la vie d’un disciple ne consiste pas seulement à se battre visiblement dans l’église, mais à se donner humblement, à être disponible, à courir les kilomètres de la foi, à supplier Dieu d’agir, à prier, à proclamer la vie.
Son histoire est un rappel que l’on n’est jamais définitivement arrêté par la mort ou les circonstances. Il y a toujours une chance, une possibilité nouvelle dans le plan de Dieu.
Ce n’est pas fini tant que Dieu ne l’a pas dit
Si vous traversez aujourd’hui un temps où tout semble s’écrouler, où vous avez envie d’abandonner, souvenez-vous de Tabitha. Elle a été une source d’inspiration, elle a fait le bien, elle a donné, et à travers elle Dieu est intervenu puissamment.
Je vous encourage donc à redécouvrir la puissance qui agit en vous par l’Esprit, à garder la foi en toutes circonstances et à dire : ce n’est pas fini.
Quel que soit votre combat, quelle que soit la défaite apparente, Dieu peut ressusciter ce qui est tombé. Il est l’Alpha et l’Oméga, Lui seul a le dernier mot.
Alors, lève-toi, marche encore, prie encore, donne encore, vis encore !
Je termine avec cette puissante déclaration :
Ce n’est pas fini tant que Dieu ne l’a pas dit. Ne cessez jamais d’espérer, de croire, d’aimer et de vous lever. Jésus est vivant, et sa puissance de résurrection est à l’œuvre dans votre vie.
Que Dieu vous bénisse abondamment.

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