Nous sommes tous des adorateurs par nature. Que vous le reconnaissiez ou non, Dieu nous a créés pour l’adorer. Le créateur détermine les fonctions de sa création.
Par exemple, un four a été créé pour produire du chaud. Un réfrigérateur a été produit pour faire du froid. Il n’appartient pas à la création de déterminer à quoi elle sert. Imaginez que votre frigo se mette à produire du chaud parce qu’il aurait décidé de cuir les aliments au lieu de les conserver frais…
Et bien l’être humain a été créé pour adorer et ça n’a rien à voir avec le fait d’être chrétien ou pas. Parce que nous sommes Chrétiens, c’est-à-dire, parce que nous reconnaissons Jésus comme notre sauveur personnel et notre seigneur personnel, normalement nous l’adorons.
Mais le piège de la vie chrétienne serait de croire que parce qu’on vient à l’église, qu’on chante fort des chants d’adoration, ça ferait de nous des adorateurs.
Qui adorons-nous vraiment ?
Le dictionnaire nous dit que « L’adoration est un amour fervent qui nous pousse à rendre un culte, c’est-à-dire de régler nos vies, nos pratiques en fonction de l’hommage sacré que nous voulons rendre.«
Alors je vous propose 3 questions qui déterminent qui vous adorez en réalité… Êtes-vous prêts ?
- Où engages-tu spontanément ton énergie mentale ?
- Que fais-tu avec joie de ton temps libre ?
- Où mets-tu ton argent volontairement ?
La réponse à ces 3 questions détermine qui tu adores.
Je me pose régulièrement la question, et ça m’aide à m’ajuster, à régler ma vie, à m’ajuster dans ma marche chrétienne et à changer ce qui doit l’être.
Et pour appuyer mon propos, je vous propose une lecture dans l’évangile de Luc, chapitre 15.
Luc 15:8-10 – « Quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue. De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
Jésus dans ce passage de l’évangile nous interpelle sur le fait que Dieu se réjouit autant pour une personne qui se repent qu’une femme qui retrouve une drachme, une pièce d’argent.
Qu’est-ce que ça a à voir avec nous et quels enseignements pratiques pouvons-nous tirer de ce passage ?
As-tu perdu ta drachme spirituelle ?
À première vue et sans explication, on pourrait passer à côté du sens de cette parabole.
Sans connaître le contexte, sans comprendre les tenants et les aboutissants, on pourrait limiter Dieu à quelqu’un qui est simplement content lorsqu’on trouve une pièce qu’on a perdue.
Ce n’est pas la pensée du texte… Ce n’est pas ce que Dieu veut nous communiquer dans ce passage.
Tout d’abord, précisons ce qu’est une drachme. Une drachme est une pièce d’argent, qui équivaut au salaire d’une journée de travail. C’est la valeur marchande de la drachme.
Mais dans le cas de notre femme ici, ça représente bien plus qu’une journée de travail. Il est question de la dixième drachme. On pourrait se dire, il lui en reste 9, elle n’est pas sans rien, alors pas de quoi en faire une histoire.
À cette époque, lorsqu’un jeune homme voulait marier une jeune fille, une fois qu’il s’était déclaré et que les deux voulaient démarrer une relation, on ne faisait pas les choses n’importe comment.
Il y avait une période de fiançailles, un temps où on apprenait à se connaître, et pendant cette période, au fur et à mesure que la relation grandissait, se développait, le jeune homme offrait à celle qu’il aimait une drachme.
Une pièce, percée au milieu, que la jeune fille portait en pendentif. Alors je m’adresse aux gars célibataires, n’essayez pas de proposer une pièce de 1 euro à une fille que vous aimez bien pour sortir avec elle, ça ne marche pas…
Mais à cette époque, une jeune fille avec un collier de drachmes, ça voulait dire « je suis engagée dans une relation, je vais me marier. » Et plus la date du mariage approchait, et plus il y avait de drachmes en pendentif.
Jusqu’à cette fameuse dixième drachme qui annonçait un mariage imminent. Les noces étaient programmées dans le cas de notre jeune fille.
Une perte qui menace la relation
Alors évidemment perdre cette fameuse dixième drachme c’était une catastrophe. Ça pouvait remettre en question le mariage.
Ça déshonorait le marié, sa famille. Ça disait que la jeune fille n’était pas sérieuse, pas vraiment attachée, pas désireuse vraiment de vivre jusqu’au bout avec son mari.
C’était une terrible nouvelle, un mauvais message et on comprend mieux que la jeune fille fasse tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver cette drachme perdue afin de restaurer la relation, afin de ne pas perdre non pas une pièce, mais sa relation avec l’époux.
La bible nous enseigne que la joie que ressent cette femme à ce moment, au moment où elle retrouve cette 10ème pièce, qui veut dire qu’elle va pouvoir se marier, qu’elle a évité le drame de sa vie, cette joie est comparable à la joie que ressent Dieu lorsqu’un pécheur se repent.
Lorsque quelqu’un qui est dans l’erreur, fait demi-tour. Lorsque quelqu’un se tourne vers Dieu, revient à Dieu, crie à Dieu pour restaurer la relation abîmée, cassée.
La vigilance du croyant
J’aimerais attirer votre attention sur le cœur de cette femme. Cette femme nous parle de chacun de nous.
Nous vivons notre vie chrétienne comme cette femme. Nous sommes dans l’attente du retour de Jésus. Croyez-vous que Jésus va revenir pour vous chercher ? Je le crois de tout mon cœur.
Et dans cette attente, nous sommes toutes et tous concernés par ce que nous faisons. Par comment nous nous comportons. Par notre façon de vivre et d’attendre le retour de celui qui vient. Que faisons-nous de ce temps ? Dans quel état d’esprit l’attendons-nous ?
Certainement cette femme veillait. Certainement elle faisait attention. Sinon, comment aurait-elle vu qu’il lui manquait une drachme ? La femme dont Jésus nous parle est concernée, elle s’implique dans sa relation.
Comme l’église. Comme nous. L’église se sent concernée par ce que Jésus lui a confié.
Par la mission du témoignage personnel, par une vie de piété, par la fidélité à sa parole, par la générosité dans tous les domaines, par le sérieux de la vie avec Dieu.
Et pourtant, cette femme perd une drachme. Sa réaction nous montre à quel point c’est un drame. Elle ne se dit pas « ô, pas grave. Il m’en reste 9… »
Perdre de vue l’essentiel
Prenons par exemple un couple… La vie de tous les jours, le rythme de nos activités, les engagements que l’on a pris à droite à gauche, peuvent nous faire perdre de vue l’essentiel.
Peuvent, sans qu’on s’en rende compte, sans qu’on le voit arriver, nous faire perdre, nous détourner du but. Peuvent nous faire avoir un accident dans notre foi.
Nous attendons Jésus, nous attendons son retour, nous veillons à ce qu’il nous a confié.
Nous veillons aux sentiments que nous entretenons, nous veillons à rester intègres, fidèles à sa parole. Nous veillons à accomplir sa volonté.
Nous ne veillons que sur ce qui a réellement de la valeur pour nous, c’est pour ça que Jésus déclare :
« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Matthieu 6:21
Parce que c’est précieux, ça nous touche, parce que nous réalisons que le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, a tout mis en œuvre pour que nous puissions être sauvés, vivre en abondance, et voir ses promesses pour nous et notre famille s’accomplir les unes après les autres.
Ma relation avec Dieu a du prix à mes yeux ? Et toi ? Est-ce que ta relation avec Dieu a du prix à tes yeux ? Aux yeux de Dieu, elle a un prix qui s’appelle Jésus.
Cependant nous pouvons l’abîmer, nous pouvons perdre quelque chose de notre zèle, de notre passion. Mais cette femme nous enseigne ce qu’il faut faire quand on réalise qu’on n’est pas à 100% pour Jésus au quotidien.
Comment retrouver ce qui est perdu ?
Que faire quand j’ai perdu quelque chose ? Que faire quand je réalise que je suis dans l’erreur, quand je réalise que je m’éteins, que je perds ce feu, que mes priorités ont changé, que les soucis de la vie ont entamé ma relation avec Lui ?
Cette parabole nous enseigne ce que ferait une femme qui réalise qu’elle a perdu une portion de ce que l’époux lui a confié.
1. Elle allume une lampe
Elle se met dans la lumière. La bible nous présente Jésus comme la lumière du monde. La lumière révèle les défauts, la lumière met en évidence ce qui était caché.
Quand une pièce est dans les ténèbres, et que vous allumez une lampe, la lumière transperce nos ténèbres, la lumière fait fuir les ténèbres, la lumière sublime ce qui est bon, ce qui est beau et donne envie de corriger ce qui sombre, mauvais.
Cette femme fait le choix d’allumer la lampe. Et je crois que les uns et les autres, nous sommes en mesure d’allumer la lampe. De venir chaque jour dans la parole de Dieu et de dire, de prier, Seigneur éclaire-moi.
« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » – Psaumes 119:105
Il y a longtemps, quand on faisait une photo, on la faisait développer. La photo était sur une pellicule, un négatif et on la développait sur papier photo.
Et ça prenait un liquide qu’on appelait le révélateur. Ce produit faisait apparaître l’image. La Bible est comme le révélateur qui fait apparaître « l’image » de ma vie à la lumière de la parole de Dieu. Elle met en lumière ce qui est bon et ce qui doit être ajusté.
Avant de s’embarquer dans tel ou tel projet, dans telle ou telle orientation scolaire, professionnelle, aventure humaine, défi financier, service, relation amoureuse, projet d’église : Seigneur éclaire-moi.
Lorsque nous sommes embarqués dans une situation quelle qu’elle soit, nous puissions allumer la lampe, Seigneur éclaire-moi. Montre-moi si je suis sur une mauvaise voie.
Montre-moi si j’ai perdu quelque chose, ou quelqu’un que tu m’avais donné, que tu m’avais confié.
Montre-moi ce qui m’a fait perdre mon zèle, mon goût pour ta maison, pour le service, pour la mission, pour ma relation au quotidien avec toi.
Je fais la démarche avec un cœur vrai, d’allumer la lampe, de sonder les Écritures, de sonder le cœur de Dieu pour retrouver ce que j’ai perdu, pour mettre en évidence ce qui m’a été volé.
2. Elle balaie la maison
La deuxième chose que cette femme fait après avoir allumé la lampe est de balayer la maison. Pour quelle raison devons-nous balayer un endroit ?
Parce que l’endroit est trop sale et qu’on veut le nettoyer. La signification spirituelle de ce balayage est extrêmement importante. Il s’agit d’un processus de purification, la bible appelle ça la sanctification.
Du jour où nous venons à Lui, Dieu purifie notre cœur de la poussière et de toute la saleté qui nous cache de la lumière. Pourquoi ? Parce que la bible déclare ceci :
« Recherchez la paix avec tous et la progression dans la sainteté: sans elle, personne ne verra le Seigneur. » – Hébreux 12:14
Cette pièce de monnaie est perdue dans la poussière du sol. Et on comprendra que le plancher des maisons palestiniennes de cette époque n’était en fait que de la terre battue.
Donc il y avait toujours de la poussière sur le sol. C’était la nature même de la maison, du sol de la maison de cette femme. Et de la même manière, nous sommes pécheurs, et nous devons faire face à nos péchés.
La bible nous dit que nous sommes toutes et tous pécheurs, sauvés par grâce par le moyen de la foi, mais nous sommes appelés à faire le ménage encore et toujours. Non plus par devoir uniquement mais par amour.
Un nettoyage sans fin
Considérez la chose suivante, nous vivons dans l’ère du progrès permanent, de l’innovation, tout va plus vite et plus fort, tout est plus puissant, plus pratique, plus efficace…
On envoie des gens dans l’espace et on les fait revenir. On communique en quelques dixièmes de secondes avec des gens au bout de la terre. Mais on n’a toujours pas inventé un chiffon que, quand tu le passes une fois, à vie ça reste propre. Tu pars en vacances, tu nettoies tout chez toi avant de partir, tu rentres après 10 jours, il y a de la poussière, alors que t’as pas vécu dedans.
Pourquoi ? Parce que Dieu aime à nous parler à travers les choses naturelles. Elles illustrent souvent des principes spirituels. Et la poussière en est un.
Il nous faut constamment faire du ménage dans nos maisons, mais aussi et surtout dans nos vies. La Bible, la Parole de Dieu vient mettre en lumière ce qui a besoin d’être réglé, nettoyé dans nos cœurs.
Jalousies, rancune, blessures, offense, immoralité, impureté, idolâtrie, amour de l’argent, manque de générosité…
Acceptons-nous quand la lumière, quand la parole de Dieu met en évidence nos faiblesses, de faire le ménage ? Pour retrouver ce que nous avons perdu de pureté, de zèle, de passion pour Christ ?
Ce mot ‘poussière’ est très intéressant, parce que la bible nous parle de la poussière :
« De la poussière il relève le faible, du fumier il retire le pauvre, pour l’asseoir au rang des princes, au rang des princes de son peuple. » – Psaume 113:7-8
Relevé de la poussière
Aujourd’hui encore, Dieu veut relever celui ou celle qui est dans la poussière, celui ou celle qui est accablé, fatigué, malade, en proie au doute.
Dieu est prêt à nous aider les uns et les autres, à faire le ménage.
- À relever de la poussière un témoignage abîmé.
- À relever de la poussière un ministère qui serait tombé.
- À relever de la poussière un couple qui serait sali.
- À relever de la poussière quelqu’un qui aurait méprisé, ou abîmé, ou perdu ce que Dieu lui a confié.
Pourquoi ? Pourquoi Dieu ferait cela ?
La réponse est sur la drachme, sur la pièce. Jésus utilise cette image parce qu’elle est puissante. Cette pièce représente ce que j’ai perdu, mais elle représente notre vie toute entière également.
Une vie sans Dieu est comparable à une pièce dans la poussière. Et sur une pièce de monnaie, vous avez 2 faces.
Une face avec la valeur de la pièce, mais sur l’autre face, vous avez l’effigie du propriétaire, l’effigie de la personne qui est en autorité sur le pays, le royaume dans lequel on trouve cette monnaie.
Même dans la poussière, une pièce garde sa valeur, mais elle ne peut pas être utilisée, elle ne sert à rien dans la poussière.
De la même façon, Dieu ne peut pas utiliser une personne qui est perdue dans la poussière du péché pour construire son royaume.
C’est seulement lorsqu’elle est retrouvée par Dieu qu’elle peut bénéficier au Créateur. Quand Dieu nous trouve, nous retrouve, Il nous purifie, Il donne vie à notre esprit.
Et il nous fait entrer à son service, avec efficacité, afin que tout le monde voit sa face, son effigie sur nous.
Dieu veut relever de la poussière cette partie de ta vie qui est dans la poussière, dans la saleté pour la rendre utile et agréable à son service.
Dieu veut ramener à la vie ce qui est mort dans ton cœur, dans ton service, dans ton travail, dans ton couple, ta famille, ta foi, dans ta santé.
Pourquoi ? Parce que Dieu nous aime. Dieu nous aime tellement qu’Il a tout fait pour que nous ne passions pas nos vies dans la poussière de nos erreurs, mais que nous puissions être assis dans les lieux célestes avec son fils Jésus.
La joie de la repentance
J’aimerais mettre en évidence une dernière chose pour conclure :
« De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. » – Luc 15:10
Dieu n’est pas réjoui lorsque nous nous tenons à l’écart dans la poussière. Dieu n’est pas honoré lorsque nous avons laissé se salir, se détériorer notre nouvelle vie.
Dieu n’est pas heureux de savoir que nous entretenons à l’égard de quelqu’un de l’amertume, des sentiments mauvais.
Dieu n’est pas d’accord avec nos motifs pour ne pas soutenir son œuvre matériellement, financièrement ou par notre implication.
Dieu ne tressaille pas non plus de joie quand je suis négligent avec ce qu’il m’a donné, ou que je persévère dans une voie que je sais avec certitude qu’elle m’éloigne du but qu’il m’a fixé.
Et Dieu envoie sa lumière, il envoie sa parole, pour que l’on réalise que si je me repens, si je fais demi-tour, si je confesse ma faute, si je me tiens devant lui avec le désir de faire le ménage pour retrouver la pureté à laquelle il m’appelle, alors je fais sa joie.
Quand je me repens, je me reprends.
Je le réjouis, Dieu ne juge pas celui ou celle qui se repent. Il le restaure, il le réhabilite.
La bible nous appelle à ceci :
« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » – Hébreux 4:16
Aujourd’hui, avec simplicité, qui répondra à l’appel de Dieu ? J’aimerais prier pour celui ou celle qui dit « ça me concerne, j’ai perdu quelque chose que Dieu m’a confié, j’ai besoin de relever de la poussière telle ou telle chose dans ma vie. »
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce pour être secourus.

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