Comment recevoir un souffle nouveau : être touché à nouveau par Dieu

par | 19 Mai 2025 | foi

Temps de lecture : 6 minutes

Aujourd’hui, je vous invite à plonger avec moi dans une réflexion profonde issue de l’Évangile de Marc, chapitre 8, autour d’une thématique que nous avons pleine d’espérance : recevoir un souffle nouveau. Ce souffle, c’est cette présence palpable de Dieu qui nous renouvelle, qui restaure, qui guérit et qui transforme. Mais pour cela, il faut avoir le désir d’être touché à nouveau par Dieu.

Pourquoi avons-nous besoin d’un souffle nouveau ?

Au fil des années, j’ai eu la chance, comme pasteur, de voir des vies transformées au cours de campagnes de jeûne, de prière et de louange. Baptêmes du Saint-Esprit, guérisons physiques, restaurations émotionnelles : Dieu agit et se révèle de manière spectaculaire. Mais il y a toujours ce « plus » que nous devons chercher, cette faim nouvelle, ce souffle qui vient ranimer notre foi, notre zèle, notre créativité.

Ce n’est jamais fini. Le renouvellement de notre cœur, ce besoin d’inédit dans notre marche avec Dieu, c’est ce qui nous pousse à avancer. Ce désir brûlant de voir l’invisible se faire visible.

« Je crois qu’il y a PLUS, plus que ce que nous connaissons, plus que ce que nous avons déjà vécu, plus que ce que nous pouvons imaginer ou penser. »

Alors, aujourd’hui, je vous invite à rêver grand, à vouloir être touché à nouveau, pour vivre une vie abondante avec Dieu.

Amener les autres et soi-même à Jésus

Le passage clé est clair :

« Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle, qu’on le pria de toucher. » (Marc 8:22)

La première chose à retenir, c’est notre mission : amener les gens vers Jésus. En tant qu’Église, ce devrait être notre priorité constante. Au cours de nos prières, nos rassemblements, notre vie quotidienne, nous ne sommes pas là uniquement pour recevoir, mais aussi pour présenter ceux qui ont besoin de l’intervention divine.

Peut-être que ce soir, vous êtes face à un besoin personnel, une souffrance, une situation difficile. Ou bien vous connaissez autour de vous des personnes qui ont besoin que nous les présentions à Jésus. Sachez que Dieu est disponible, qu’Il ne se lasse pas de nos prières, qu’Il désire toucher toutes les situations, même celles que nous croyons « répétitives » ou « déjà vues ».

Amener, c’est prier ensemble, intercéder les uns pour les autres, sans honte ni peur. Nous avons une responsabilité enviable : offrir à Dieu la possibilité d’agir.

Sortir de la foule : se mettre à part pour une rencontre intime

Après avoir amené cet homme aveugle, Jésus ne le touche pas simplement devant tout le monde. Il le prend par la main et le conduit hors du village, hors de la foule :

« Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village. » (Marc 8:23)

Cette démarche nous enseigne un principe essentiel : pour recevoir ce souffle nouveau, il faut sortir de la foule, de l’agitation, du bruit ambiant. La foule symbolise l’incrédulité, la distraction, un environnement où il est difficile de vivre une expérience transformative avec Dieu.

Je me souviens d’une anecdote simple : lors d’un voyage avec Dan Luiten, nos guitares ont attiré l’attention du personnel de l’aéroport qui nous a fait passer devant tout le monde pour nous permettre de mieux poser notre matériel. C’est un peu cela dont il s’agit : quand on est mis à part, on bénéficie d’un moment privilégié, d’une attention spéciale.

Jésus nous invite aujourd’hui à sortir des pressions de la vie, pour avoir un temps d’intimité avec Lui. Rien n’est plus important que ce temps où nous nous retrouvons seuls avec notre Sauveur. Cela peut être une soirée de prière, un temps de méditation silencieuse, un moment de louange en privé… ces instants nous libèrent pour laisser Dieu agir profondément.

Bethsaïda, symbole d’incrédulité

Le lieu même où Jésus sort l’homme aveugle est appelé « haut lieu de l’incrédulité » (cf. Matthieu 11:21). Dieu nous donne donc un exemple ; sortir des environnements étouffants de scepticisme et de dureté de cœur est indispensable pour que la guérison et la restauration aient lieu.

Ne résistons pas à ce que Dieu veut faire en nous. Faisons confiance à Sa conduite, même si le chemin semble inconnu ou inconfortable. Cet aveugle n’a pas négocié avec Jésus, il s’est laissé prendre par la main. On peut lui ressembler : dans la foi, avancer sans tout contrôler.

La salive sur les yeux : comprendre les gestes de Dieu

Un point qui choque souvent dans ce récit, c’est l’action de Jésus lorsqu’il met de la salive sur les yeux de l’aveugle :

« Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux… » (Marc 8:23)

D’un point de vue médical moderne, cela paraît absurde : la salive n’a strictement aucune propriété curative. Pourquoi cet acte ?

Pour le comprendre, il faut se replacer dans le contexte culturel juif. Le crachat, notamment dans la prière Aleinu, est un geste symbolique, exprimant à la fois humilité, séparation et adoration. En faisant cela, Jésus montre que nous sommes misérables, mais aimés, précieux aux yeux de Dieu, et que le mal peut être vaincu.

Jésus brise aussi une fausse idée répandue à son époque : concernant Dieu comme indisponible, éloigné, réservé aux purs. Par ce geste étonnant, il proclame : Dieu est proche, désireux d’agir pour nous, quels que soient nos défauts ou notre passé.

Cela nous libère aujourd’hui de la peur de nous approcher de Dieu avec nos impuretés, nos faiblesses. Il n’y a aucune honte à lui présenter nos blessures.

Être honnête pour avancer : la première guérison partielle

Un autre point essentiel dans ce récit, c’est la réponse de l’aveugle après cette première touche :

« Il regarda, et dit : J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent. » (Marc 8:24)

Nous voyons ici un homme honnête. Il pourrait avoir envie de dire qu’il voit parfaitement, mais il reconnaît sa condition : sa vue est encore floue.

Dans notre vie spirituelle, cela peut se traduire par cette étape où Dieu agit, où les choses commencent à s’éclaircir, mais où nous savons que la révélation est partielle. Nous ne voyons pas encore tout clairement.

Être honnête avec Dieu, reconnaître nos progrès mais aussi nos limites, ouvre la porte à une suite, à un second toucher. Il ne faut pas rester figé à un premier succès partiel, à une vision incomplète, mais oser aller plus loin.

Jésus teste cet homme, Il veut provoquer sa foi pour qu’il désire ce second souffle, cette guérison entière.

Poursuivre la guérison complète : laisser Jésus parachever son œuvre

Jésus n’en reste pas là. Après ce témoignage honnête, Il touche à nouveau l’aveugle, et cette fois :

« …quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement. » (Marc 8:25)

Cette guérison finale nous rappelle que Dieu veut aller au-delà de nos attentes, parachever ce qu’Il a commencé en nous.

Souvent, nous devons accepter d’être touchés plusieurs fois, d’avoir plusieurs temps de présence avec Dieu, avant que les résultats complets se manifestent dans notre vie.

Comme Paul l’écrit aux Philippiens :

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1:6)

Cela veut dire que Dieu ne se lasse pas de nous. Il œuvre en permanence, sans jamais abandonner.

Permettez-moi de vous partager une anecdote qui m’a profondément marqué.

Lorsque j’étais pasteur jeunesse à Amiens, une jeune fille de mon groupe, Jessica, a perdu la vue. Ce fut un moment très difficile, mais aussi un temps où notre foi a été mise à l’épreuve et renforcée. Cette expérience a rappelé à toute l’équipe que derrière chaque « aveugle », qu’il soit physique ou spirituel, Dieu est à l’œuvre pour restaurer, pour guérir.

Ce ne sont pas uniquement des personnes avec un handicap visible qui ont besoin d’être touchées par Jésus. Chacun d’entre nous, à notre manière, avons besoin de ce souffle nouveau, ce rafraîchissement, cette proximité avec Dieu qui renouvelle notre vision, nos forces.

Comment expérimenter ce souffle nouveau dans votre vie ?

  1. Amenez votre situation et les personnes autour de vous à Jésus en priant activement pour eux et pour vous-même.
  2. Sortez de la foule, c’est-à-dire du bruit, de l’agitation et des distractions pour un temps d’intimité avec Dieu.
  3. Ouvrez votre cœur à ce que Dieu fasse, même par des signes ou des actes qu’on ne comprend pas d’emblée.
  4. Soyez honnête avec Dieu, reconnaissez où vous en êtes dans votre cheminement, ne vous contentez pas d’une vision partielle.
  5. Persévérez dans la prière et la foi pour recevoir la guérison complète, la restauration totale.

Osez être touché à nouveau par Dieu

Alors, ce soir, qu’est-ce que vous voulez ? Vivre avec une vision partielle, comme l’homme qui voyait les hommes comme des arbres ? Ou bien oser proclamer que vous voulez être touché à nouveau, repousser les limites, laisser Dieu parachever son œuvre en vous ?

Le souffle nouveau est à votre portée. Jésus est là, prêt à vous prendre par la main, à vous sortir des situations où vous êtes coincés, à restaurer tout ce qui est cassé. Il est disponible, impatient de déployer Sa puissance dans votre vie.

Ne restez pas figé dans le connu, dans le déjà reçu. Ouvrez grand votre cœur, laissez-Le agir, et expérimentez la vie abondante et renouvelée qu’Il vous offre.

Que cette quête d’un souffle nouveau devienne votre prière quotidienne, votre espérance constante et votre réalité.

Soyez encouragés : Dieu n’a pas fini son œuvre en vous, Il veut la rendre parfaite pour le jour où Christ reviendra. Marchez vers Lui avec confiance, parce qu’être touché à nouveau, c’est possible dès aujourd’hui.

Amen !

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