Aujourd’hui, je veux vous parler d’un appel spirituel fondamental, qui dépasse largement les préoccupations terrestres comme les élections politiques. Ce message est clair : Nous avons été élus. Ce n’est pas une élection ordinaire, ni un choix humain, mais une élection divine. Une élection qui est à la fois un acte de Dieu envers nous, mais aussi un engagement que nous prenons en réponse à son appel.
Ce thème prend tout son sens lorsqu’on célèbre un baptême, ce moment où des hommes et des femmes nous rejoignent dans la foi, témoignant de leur décision de suivre Christ et d’entrer dans ce plan merveilleux que Dieu a préparé pour chacun d’eux. Le baptême n’est pas qu’un simple rite, c’est une affirmation publique de cette élection et de ce choix réciproque entre Dieu et nous.
Ce double choix me semble essentiel. Dieu nous a d’abord choisis, élus dans son amour, et en retour, nous répondons, convaincus de sa grâce et prêts à marcher dans sa lumière. Ce parcours, chacun le vit à son rythme. Certains y sont depuis longtemps, et d’autres viennent de le découvrir. Cela enrichit notre famille spirituelle et la remplit de joie.
Pourquoi Dieu nous a-t-il élus ? Le fondement biblique de notre élection
Avant de laisser la place aux témoignages, je veux poser un cadre biblique solide à cette démarche, expliquer pourquoi il est écrit :
« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ » (Éphésiens 1:3-5).
Ce passage m’arrête. Il pose une vérité incroyable : notre élection n’est pas le fruit du hasard, ni d’un exploit personnel, mais une décision divine prise au-delà du temps, avant même la création du monde. Dieu nous a choisis, non pour nos mérites, mais pour sa gloire et son plan d’amour.
Dieu est un père aimant et engagé
C’est un Dieu qui se révèle comme Père, pas un maître lointain ou un juge cruel. Il est le Père de Jésus-Christ, et par Jésus, il nous ouvre l’accès à sa bonté, sa grandeur et sa puissance. C’est un Dieu proche, un père qui désire nous voir accéder à la vie éternelle, à une relation vivante avec lui.
L’évangile de Jean le confirme :
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3:16-17).
Cet amour incommensurable est le moteur même de l’élection divine.
Ce que signifie être élu par amour et non par mérite
Notre élection, c’est d’abord une réaction de Dieu à son immense amour manifesté par le sacrifice de Jésus. Il a donné son Fils unique pour nous sauver, un monde qui pourtant l’a rejeté, jugé, crucifié. Quelle incroyable grâce ! Là où beaucoup voudraient rejeter la foi, cette histoire montre la persévérance de cet amour.
Ce qui me bouleverse toujours, c’est que même en mourant sur la croix, Jésus priait pour ceux qui le condamnaient :
« Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Il faut vraiment comprendre que notre salut est un cadeau gratuit, une grâce que nous ne pouvons pas gagner. Nous sommes élus parce que Dieu nous aime, non parce que nous avons accompli quelque chose d’extraordinaire.
La réalité du péché : un obstacle à l’élection
On ne peut pas parler d’élection sans parler aussi du péché. Ce mot, souvent mal compris, signifie que nous avons tous manqué la cible que Dieu avait fixée pour notre vie. En fait, comme le dit l’apôtre Paul :
« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23).
Cette réalité nous confronte à notre nature déchue. Nous avons tous été coupables, parfois sans même nous en rendre compte, par des pensées, des paroles, des actes qui ont blessé Dieu.
Paul en parle avec honnêteté :
« En effet, je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma nature propre: j’ai la volonté de faire le bien, mais je ne parviens pas à l’accomplir. En effet, je ne fais pas le bien que je veux mais je fais au contraire le mal que je ne veux pas » (Romains 7:18-19).
Ce combat intérieur, cette lutte avec le péché nous rend incapables de gagner par nous-mêmes la faveur de Dieu. Le salaire du péché, c’est la mort, mais Dieu a pourvu une issue.
Jésus-Christ : le Sauveur qui a payé notre dette
Face à ce constat, Dieu n’est pas resté silencieux ni inactif. Il a envoyé Jésus pour que par son sacrifice, nous puissions être libérés du péché.
« Par le sang versé de Christ, nous sommes délivrés du mal et nos péchés sont pardonnés » (Éphésiens 1:7).
Ce passage est une invitation à se rappeler que notre paix, notre salut, ne viennent pas de nous-mêmes, mais de ce que Jésus a accompli. Il a pris sur lui notre condamnation, supporté notre peine, et ainsi, nous a réconciliés avec Dieu.
Dieu nous a alors révélé sa grâce d’une manière abondante, nous donnant sagesse, intelligence et surtout, un projet d’espérance, celui de rassembler en Christ tout ce qui existe :
« Dans sa bienveillance, il nous a fait connaître le projet de salut qu’il avait décidé par avance de réaliser par le Christ. Ce projet, que Dieu conduira à son accomplissement à la fin des temps, consiste à rassembler tout ce qui est dans les cieux et sur la terre sous une seule tête, le Christ » (Éphésiens 1:8-10).
Cette vérité doit nous encourager chaque jour : nous sommes intégrés à ce plan divin merveilleux, une famille rassemblée autour de Jésus avec la garantie qu’il nous conduit.
L’expérience concrète de la grâce et comment la saisir aujourd’hui
Parfois, on peut imaginer une situation difficile pour mieux comprendre : Imaginez que vous êtes accusé devant un tribunal, avec une condamnation certaine à la peine de mort. Vous ouvrez l’oreille et vous entendez que quelqu’un vient spontanément, sans le connaître, sans aucun devoir envers vous, se proposer pour prendre votre place. Le juge accepte. Vous êtes libre, innocent à ses yeux.
C’est exactement ce que Jésus a fait pour nous. Pas parce que nous le méritions, ni parce que nous étions parfaits, mais parce que Dieu nous a élus par pure grâce.
Cette expérience est disponible pour chacun, et si ton cœur est troublé aujourd’hui, si tu ressens ce besoin de pardon, de rédemption, la porte est ouverte :
« La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, c’est une confiance totale en quelqu’un qui, en l’occurrence, est digne de confiance » (Hébreux 11:1).
Mettre ta foi en action, ce n’est pas compliqué. Cela commence par une prière simple pour dire « Jésus, je te suivrai ». Cette décision donne accès à une vie renouvelée, à la paix véritable, et à la certitude d’être sauvé.
Choisis aujourd’hui de marcher dans l’élection divine et la grâce de Dieu
Savais-tu que tu as été élu par Dieu ? Pas selon tes forces ou tes mérites, mais selon son amour infini et sa grâce ? Cette vérité peut changer ta vie aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’une théorie lointaine, mais d’une réalité concrète que j’ai vu transformer des vies.
Si tu es là avec un cœur troublé, je t’invite à saisir ce don, à dire oui à Jésus. Notre témoignage aujourd’hui et ceux vécus par nos frères et sœurs qui se sont engagés par le baptême sont autant de preuves que la vie commence vraiment quand on entre dans ce projet divin.
Pour finir, relisons ensemble :
« Par le sang versé de Christ, nous sommes délivrés du mal et nos péchés sont pardonnés. Dieu nous a ainsi manifesté la richesse de sa grâce, qu’il nous a accordée avec abondance en nous procurant une pleine sagesse et une pleine intelligence. Dans sa bienveillance, il nous a fait connaître le projet de salut qu’il avait décidé par avance de réaliser par le Christ » (Éphésiens 1:7-10).
Embrasse cette grâce. Vis dans l’assurance de ta foi. Marche chaque jour comme un élu de Dieu pour sa gloire.

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