Comment avoir une foi qui augmente : ose dire « Dis seulement un mot »

par | 25 Mai 2026 | foi

Temps de lecture : 7 minutes

Je vous invite aujourd’hui à creuser ensemble un sujet central dans notre vie chrétienne : la foi qui augmente, une foi forte, solide, une foi qui ose demander et qui reçoit ce pourquoi nous prions. Nous voulons une foi comme celle des enfants : ils viennent vers nous, ils savent demander et s’attendent à recevoir. Cette foi, elle est accessible, elle est vivante, elle est puissante.

Je veux partager avec vous une histoire qui illustre bien cette dynamique. Un pasteur a offert un chaton à ses enfants. Le chaton est tout maigre, timide et ne sort jamais de la maison. Le père décide de le poser sur une branche pour lui apprendre à grimper et sauter. Mais le chaton glisse, tombe et se retrouve coincé dans l’arbre. Les enfants sont inquiets, le chaton est inaccessible. Alors, le père accroche une corde à la branche et à la voiture, il tire doucement pour faire plier la branche et libérer le chaton. Soudain, la corde casse, la branche se redresse, et le chaton vole dans les airs et disparaît. Les enfants sont tristes, le père est dégoûté. Deux semaines plus tard, chez des amis chrétiens de la communauté, le pasteur reconnaît son chaton dans leur hall. La dame lui raconte qu’ils avaient prié : son fils voulait un chaton, mais ses parents ne voulaient pas. Il avait prié Dieu et, instantanément, un chat est arrivé dans leur jardin. Voilà comment Dieu peut répondre à notre foi, souvent de manière surprenante.

La morale est simple : Dieu peut répondre aux prières que nous faisons monter vers lui, mais ne répondra pas aux prieres que nous ne faisons pas. Alors aujourd’hui encore je vous encourage à oser prier, à oser demander, à oser croire à l’impossible.

Pour avancer sur ce chemin, prenons appui sur un texte clé de l’évangile de Matthieu, chapitre 8, versets 5 à 13. Il raconte l’histoire d’un centenier romain qui s’approche de Jésus et lui demande la guérison de son serviteur paralysé :

Matthieu 8:5-13 (LSG)
« Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l’aborda, le priant et disant : Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. Jésus lui dit : J’irai, et je le guérirai. Le centenier répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri… Puis Jésus dit au centenier : Va, qu’il te soit fait selon ta foi. Et à l’heure même le serviteur fut guéri. »

Ce récit nous donne trois clés puissantes pour augmenter notre foi : oser s’exposer, oser demander, et oser ramener la réponse chez soi.

La foi de s’exposer : avoir le courage de se montrer vulnérable

Le centenier romain, lui, n’avait rien d’un homme faible. C’était un officier de l’armée romaine, chargé de commandement, respecté, admiré et scruté par ses hommes. Il portait son grade avec fierté et avait tout intérêt à garder une image forte et parfaite. Il avait un statut social, une carrière avancée, et beaucoup à perdre en montrant une faille, une faiblesse.

Et pourtant, malgré tout, il ose faire ce que personne n’attendrait d’un homme de son rang : il s’expose en venant devant Jésus, dévoilant sa vulnérabilité, sa détresse devant la maladie de son serviteur.

Oser se montrer vulnérable, c’est précisément ce que je vous invite à faire aujourd’hui. Ce n’est pas la faiblesse, ce n’est pas la honte. Au contraire, c’est la meilleure chose que nous puissions faire pour approcher Christ. C’est un acte d’humilité, d’authenticité et surtout, c’est l’ouverture de la porte à la possibilité du miracle.

Je me souviens d’un moment improbable à l’Olympia, lors d’un concert avec Dan Luiten, où j’ai prié avec Natasha St Pier, une artiste connue, devant foule. Ce fut un moment fort, inattendu et magnifique parce que Natasha s’était laissée exposer, elle a osé se placer devant Dieu en toute vulnérabilité.

Cette confiance, cette audace, ouvrait une porte à la puissance divine. C’est ce que le centenier a fait et ce que chacun de nous est invité à faire : oser se montrer, oser dire la vérité, oser reconnaître nos besoins et notre dépendance à Dieu.

La foi de demander : avoir le courage de prier avec simplicité et assurance

Le centenier ne s’arrête pas à l’exposition. Il va plus loin. Il présente sa demande à Jésus avec humilité et confiance :

« Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. »

Cette demande n’est pas pour lui, mais pour quelqu’un de sa maison, une personne paralysée, sans force, souffrant intensément. Cette parole me touche profondément parce qu’il y a tous autour de nous quelqu’un dans une situation similaire, quelqu’un qui souffre en silence, paralysé par une épreuve, une douleur physique ou spirituelle.

Ce centenier a manifesté un intérêt sincère et un véritable amour pour son serviteur. Cela nous rappelle que derrière toute armure, il y a un être humain sensible, capable de compassion et de foi.

La réponse de Jésus est puissante : « J’irai, et je le guérirai. » Il s’engage à intervenir. Combien d’entre nous, face à une telle promesse, auraient simplement dit merci et arrêté tout là ? Le centenier, lui, montre une foi énorme en continuant :

« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. »

Cette humilité nous bouleverse : il reconnaît son indignité, mais il croit que la parole de Jésus seule suffit pour faire le miracle.

Cela nous donne beaucoup d’espérance : Jésus ne répond pas au mérite, ni à la perfection, ni à la dignité. Même quand on se sent indigne, la grâce de Dieu trouve toujours le chemin vers nos cœurs.

Je vous invite à méditer cette parole :

« Dis seulement un mot. »

Un simple mot de Jésus peut apporter la vie, la guérison, la libération. Sur Sa parole, l’apôtre Pierre jeta ses filets, il marcha sur l’eau, il osa faire l’impossible.

Alors comment vivre cela ? Concrètement, comment faire pour entendre ce mot ?

  • Oser s’approcher de Jésus malgré nos peurs, nos hésitations.
  • Lui exposer la vérité de notre situation, dans la prière.
  • Reconnaître nos limites et notre besoin d’aide.
  • S’attendre à recevoir cette parole efficace, qui agit invisiblement.

Même si Jésus n’est pas physiquement présent, il est là par son Esprit et sa parole. Disons ensemble :

« Seigneur, dis seulement un mot. »

Que cette parole vienne apporter la vie là où il y a la mort, redonne l’espoir au désespoir, apporte la force de reconstruire, de patienter, de recommencer.

La Bible nous le dit :

« Il n’éteint pas le lumignon qui fume encore, il relève le faible, celui qui est tombé. »
« Il est l’auteur et le rémunérateur de notre foi. »

C’est ainsi que notre foi grandit. C’est ainsi que Dieu agit.

La foi de ramener : croire suffisamment pour vivre la promesse à la maison

Le centenier avait 3 qualités remarquables. La première fut d’oser s’exposer, la deuxième d’oser demander. La troisième est de ramener la parole reçue chez lui.

Jésus ne vient pas chez lui, il ne le touche pas, ne pose pas la main sur son serviteur. Mais il dit :

« Va, qu’il te soit fait selon ta foi. »

Et le serviteur fut guéri à l’heure même.

Cela nous rappelle une vérité essentielle : la foi ne dépend pas d’une présence physique, mais de la parole de Dieu. Le centenier croit que sa promesse sera tenue, et il rentre chez lui avec une confiance intacte.

C’est là que beaucoup se découragent aujourd’hui : on attend de voir, de toucher, de sentir avec nos sens. Mais la foi nous appelle à croire sans voir, à se vêtir de confiance et d’assurance dans la parole que Dieu nous donne.

Il y a dans cette attitude un enseignement énorme :

  • La parole de Dieu est suffisante pour nos foyers, nos situations, nos combats.
  • Accepter cette parole, c’est dire Amen à ce que Dieu nous dit.

Croyez-vous que la parole de Dieu est capable de :

  • Délivrer?
  • Accompagner chaque jour?
  • Donner un avenir et une espérance?
  • Purifier, fortifier et relever?

Si oui, alors vous avez déjà ce qu’il faut pour vivre pleinement la foi du centenier.

Alors, quel mot avez-vous besoin d’entendre aujourd’hui ? Quelle parole cherchez-vous pour sortir du doute, de la peur et de la souffrance ?

Peut-être cette parole :

  • « Je te pardonne, pardonne à ton tour. »
  • « Ma grâce te suffit. »
  • « Mon amour ne change pas. »
  • « Toute arme formée contre toi est sans effet. »
  • « Tu peux tout par celui qui te fortifie. »

Accrochez-vous à ces paroles. Elles sont vraies, réelles, et peuvent transformer votre vie.

Témoignage : la puissance de la parole au-delà de la présence physique

Je voudrais terminer cet article par un témoignage qui illustre magnifiquement la puissance de la foi et de la parole.

Il y a quelques années, invité dans une église du Sud-Ouest, j’ai animé une soirée de louange simple, avec un temps de prière pour les malades. En prière, le Saint-Esprit me révéla qu’une personne souffrait très fortement du poignet, et qu’une opération était prévue. Dieu voulait manifester sa puissance et guérir cette personne.

Je lançai un appel : « Si cette parole est pour toi, lève ta main, ton poignet, et reçois cette guérison. » Personne ne bougea. Le moment se termina sans témoignage.

Pourtant, le lendemain, une dame qui n’avait pas pu venir mais avait suivi la soirée en ligne envoya un message à l’église. Elle avait prié elle aussi, implorant Dieu : « Dis seulement un mot et je serai guérie. » Et effectivement, elle fut guérie à l’heure même.

Cela nous rappelle que la parole proclamée par foi agit puissamment, même sans présence physique. Alors, ramenez cette parole chez vous, dans votre cœur, dans votre foyer. Portez-la avec foi.

Accepter l’autorité de la parole de Dieu pour une foi qui grandit

Pour vivre cette foi à la manière du centenier, il faut aussi accepter l’autorité.

Le centenier dit :

« Moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l’un : Va! et il va; à l’autre : Viens! et il vient; et à mon serviteur : Fais cela! et il le fait. »

Malgré son rang, il se place sous l’autorité de Jésus et de sa parole.

Acceptons-nous aujourd’hui d’être guidés par l’autorité de Dieu ? Par ses paroles et ses promesses ?

Car reconnaître et bénir les autorités ouvre la porte aux miracles, dans nos vies, notre famille, notre travail, notre église.

Puisse Dieu nous aider à avoir ce cœur-là :

  • Humble devant lui.
  • Audacieux dans la foi.
  • Confiant dans la parole divine.

Maintenant, osez prier avec moi :

« Seigneur, augmente ma foi pour que j’ose exposer mon problème, que j’ose prier, et que j’ose ramener par la foi la réponse, la guérison, la solution, le pardon, la victoire à la maison. »

Ose dire « Dis seulement un mot » et laisse ta foi grandir

Pour conclure, je vous lance un défi, à vous et à moi :

Oser prier avec la foi du centenier. Oser dire à Jésus :

« Dis seulement un mot. »

Un mot qui fera la différence dans ta vie, dans ta maison, dans ta famille. Un mot qui te guérira, te purifiera, te fortifiera, t’affermira.

Ce mot, il t’est déjà donné, il n’a pas changé, il est sûr :

« Va, qu’il te soit fait selon ta foi. »

Prends cette parole, serre-la fort dans ton cœur, laisse-la te transformer, laisse-la te porter. Puis, en toute confiance, rentre chez toi avec cette foi qui grandit, cette espérance vivante qui ne déçoit jamais.

N’oublie pas : Dieu est un Dieu de providence, il pourvoit à tout. Il soutient ta foi, il agit pour toi exactement comme il l’a promis.

Que cette promesse soit ta force aujourd’hui et chaque jour :

« Je suis l’Éternel qui te délivre. »
« Je suis avec toi tous les jours jusqu’à la fin. »
« J’ai pour toi un avenir et de l’espérance. »

Crois, attends, et dis-toi chaque jour :

Dis seulement un mot, Seigneur, et je serai guéri.

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