Comment faire confiance au plan divin pour ta vie quand tout change

par | 10 Mar 2025 | foi

Temps de lecture : 6 minutes

Nous vivons tous des saisons de changement qui nous secouent, nous surprennent et nous poussent à grandir dans notre foi et notre identité. Que ce soit dans nos relations, notre carrière ou notre ministère, ces transitions révèlent souvent ce qui se cache au fond de notre cœur.

Dans cet article, je veux t’encourager à faire confiance au projet que Dieu a pour toi, même lorsque les circonstances t’invitent à douter ou à te comparer aux autres.

Jésus te voit là où tu es

Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c’étaient en effet des pêcheurs. Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.» Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent. (Marc 1:16-18)

Ce passage révèle une vérité profonde : ce n’est pas Simon et André qui ont vu Jésus en premier, mais Jésus qui les a vus. Ces hommes étaient complètement absorbés par leur travail quotidien – une occupation exigeante et incertaine.

La pêche n’était pas un métier facile. Ces hommes dépendaient non seulement de leurs compétences, mais aussi des éléments naturels et de nombreux facteurs hors de leur contrôle. Ils pouvaient passer des nuits entières à travailler sans rien attraper.

Simon et André étaient tellement concentrés sur leur tâche qu’ils n’avaient pas le temps de lever les yeux. Leur priorité était claire : attraper du poisson. C’était leur mission, leur raison de vivre, ce pour quoi ils investissaient leur temps et leurs efforts.

Si nous n’avons pas toujours le temps de lever les yeux de notre situation, Jésus, lui, a constamment ses yeux posés sur nous.

Quelle assurance de savoir que Jésus nous rejoint là où nous sommes, même quand nous ne l’attendons pas ! Il te voit dans ton environnement quotidien, au milieu de tes occupations. Tu n’as pas à craindre de manquer le rendez-vous divin – au moment opportun, c’est lui qui s’approche.

Lorsque Jésus a dit à ces hommes : « Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes », il leur proposait un changement de vie radical condensé en une seule phrase. Cette invitation allait transformer leur existence, impacter leur famille, leur entreprise et tous leurs projets.

Comment ont-ils pu tout abandonner pour le suivre immédiatement ? Je crois qu’ils ont accepté pour deux raisons essentielles :

  1. Celui qui t’appelle ne se trompe pas et il est digne de confiance
  2. Son projet ne correspond peut-être pas à ce que tu fais actuellement, mais il correspond parfaitement à ce que tu es profondément

Simon Pierre l’a parfaitement compris. Un peu plus de trois ans après cette rencontre, il se tenait à Jérusalem face à une foule, prêchant avec une onction surnaturelle qui a conduit 3000 personnes à Christ en une seule journée.

Le pêcheur de poissons était déjà un pêcheur d’hommes en puissance, mais il l’ignorait. C’était le projet de Dieu qui sommeillait en lui, invisible à ses yeux parce qu’il était absorbé par les préoccupations légitimes de la vie.

Mais Jésus le voyait. Et Jésus te voit aussi. Il connaît les projets de paix qu’il a formés pour toi, afin que tu aies un avenir et une espérance.

Je ne parle pas uniquement d’un appel au ministère – c’est bien plus vaste que cela. Jésus s’intéresse à chaque aspect de notre existence parce qu’il est toute notre vie.

Dieu a placé un dessein unique en toi

Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets. Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent. (Marc 1:19-20)

Dans cette scène qui suit immédiatement la précédente, nous voyons une autre dimension du plan divin. Il y a ceux qui jettent les filets et ceux qui les réparent. Certains pourraient dire que c’est normal – les pêcheurs alternent entre ces deux tâches, c’est leur métier.

C’est vrai, mais remarquez que Jésus choisit d’appeler Jacques et Jean au moment précis où ils réparent leurs filets. Ce détail apparemment anodin est en réalité profondément prophétique.

Si Pierre est devenu ce grand évangéliste à Jérusalem, Jean est devenu le pasteur, le berger du troupeau. Ses épîtres sont celles d’un homme qui prend soin des âmes.

Ces lettres sont écrites par quelqu’un qui répare les filets, qui restaure les personnes que la pêche, le service ou les épreuves ont pu abîmer. Jacques et Jean ne sont pas connus pour de grandes campagnes d’évangélisation ayant attiré des milliers d’âmes, mais pour leur enseignement, leur capacité à édifier et le soin qu’ils ont apporté au peuple de Dieu.

Cela ne signifie pas que Pierre n’était pas attentif aux besoins des croyants. Ni que Jean ne partageait jamais l’Évangile – c’est même lui qui a écrit que « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. »

Voici ce que nous devons comprendre :

Ta vie de foi est un parfum de bonne odeur pour Christ, et ce parfum est simplement différent de celui de ton frère ou de ta sœur dans la foi.

L’essentiel, c’est que ta vie exhale ton identité authentique. Tu dois devenir pleinement toi-même. Pour cela, il est indispensable de faire confiance au projet de Dieu pour ta vie.

Dieu ne se trompe pas. Il appelle autant celui qui jette le filet que celui qui le répare. Les deux sont nécessaires, aimés, valorisés et bénis à travers ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes.

La comparaison malsaine nous rend ridicules

Cependant, on peut être un disciple de Jésus, avoir été appelé personnellement par lui, avoir suivi trois années d’enseignement à ses côtés, et pourtant tomber dans le piège de la comparaison malsaine.

Le dimanche, Marie de Magdala se rendit au tombeau de bon matin, alors qu’il faisait encore sombre, et elle vit que la pierre avait été enlevée de l’entrée du tombeau. Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait et leur dit: «Ils ont enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où ils l’ont mis.» Pierre et l’autre disciple sortirent donc et allèrent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se pencha et vit les bandelettes posées par terre, cependant il n’entra pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le tombeau. Il vit les bandelettes posées par terre; le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus n’était pas avec les bandes, mais enroulé dans un endroit à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi, il vit et il crut. (Jean 20:1-8)

Jean, qui écrit son évangile, s’exprime d’une façon particulière. Si on supprimait les commentaires concernant la course entre Pierre et lui pour arriver au tombeau, l’histoire changerait-elle fondamentalement ?

Ce détail est pourtant dans les Écritures, et il n’y a pas d’erreur. Cette inclusion est destinée à nous enseigner une vérité importante : la comparaison malsaine nous rend ridicules.

Jean se sent obligé de se comparer à Pierre. Le réparateur de filets est-il plus ou moins rapide que le lanceur de filets ? Pourquoi Pierre a-t-il été appelé en premier ? Cela aurait dû être moi…

Arrêtons ces comportements puérils. Ce sont des attitudes d’enfants, inadaptées à notre appel.

Dans l’histoire du tombeau vide, l’important n’est pas qui est arrivé en premier, mais le fait que le tombeau soit vide. C’est Jésus ressuscité, l’accomplissement des promesses qui importe. C’est précisément parce que le tombeau est vide que nous pouvons entrer pleinement dans notre appel.

C’est parce que le tombeau est vide que nous pouvons devenir ce que nous sommes véritablement.

C’est parce que le tombeau est vide que nous pouvons faire confiance au projet de Dieu.

Le projet de Dieu pour toi dépasse ta propre personne. Il existait avant toi et se poursuivra après toi.

Bien-aimés, ne reproduisons-nous pas parfois le mauvais exemple de Pierre et de Jean ? Ne cherchons-nous pas à nous comparer et à devancer l’autre ?

Pourquoi agir ainsi ? Cela n’a aucun sens. C’est simplement ridicule et destructeur. Fais plutôt confiance au projet de Dieu pour ta vie.

Dieu ne nous a pas donné les mêmes dons pour que nous nous jalousions, mais pour que nous nous complétions.

Vouloir l’appel de l’autre, l’onction de l’autre, c’est mépriser ce que Dieu a déposé en moi.

La victoire partagée

Dans le Royaume de Dieu, il n’y a pas de concurrents, nous portons tous le même maillot.

Si tu gagnes, l’autre gagne, et Dieu gagne. Si l’autre gagne, tu gagnes, et Dieu gagne.

Paul l’enseigne clairement aux Romains :

Mais, à ceux qui, par ambition personnelle, repoussent la vérité et cèdent à l’injustice, Dieu réserve sa colère et sa fureur. Oui, la souffrance et l’angoisse attendent tout homme qui pratique le mal, d’abord le Juif et aussi le non-Juif. Mais l’approbation de Dieu, l’honneur et la paix seront accordés à celui qui pratique le bien, quel qu’il soit, d’abord le Juif et aussi le non-Juif, car Dieu ne fait pas de favoritisme. (Romains 2:8-11)

N’est-il pas rassurant de savoir que Dieu ne fait pas de favoritisme ? Personnellement, je désire l’honneur et la paix. Ce texte m’indique comment attirer ces bénédictions dans ma vie.

Si Pierre et Jean nous ont montré l’exemple au bord du lac de Galilée, c’est en se laissant toucher par les paroles de Jésus, en ne résistant pas à son appel et en passant immédiatement à l’action.

Passer à l’action dès aujourd’hui

Je t’invite à passer à l’action dès maintenant :

  • Encourage ton frère ou ta sœur, particulièrement ceux qui servent
  • Honore une personne qui vit dans l’obéissance à la Parole de Dieu
  • Célèbre l’équipe dont tu fais partie dans ton église locale
  • Rejoins l’équipe des « gagnants » – il reste de la place, n’attends pas que Dieu t’appelle au ministère de quelqu’un d’autre
  • Entre dans ta saison en faisant confiance au projet de Dieu
  • Confesse que Dieu ne s’est pas trompé te concernant
  • Laisse les choses anciennes, les histoires du passé, et saisis la vie à laquelle Jésus t’appelle

Fais confiance au projet de Dieu pour ta vie. Il ne se trompe pas et il est digne de confiance.

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1 Commentaire

  1. Velsmans

    Bonjour Jérémie,

    Actuellement je suis dans le deuil avec la perte de ma maman.

    J’ai eu de gros doutes avec la foi, mais j’ai mes frères et sœurs et ma collègue a technique de l’église qui me soutiens.

    J’ai lu ton cour texte De 6 min que je très bien expliqué.

    Que Dieu te bénisse et vas le plus loin possible

    Réponse

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