Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de plus en plus sombre, un monde qui a urgemment besoin de lumière. Mais pas n’importe quelle lumière : la lumière de Dieu.
Cette lumière n’est pas artificielle, elle ne vient pas d’une lampe ordinaire. Elle vient de nous, de nos vies transformées, de notre engagement à refléter Dieu ici-bas. C’est pourquoi j’ai choisi cette image avec une lampe allumée pour symboliser cette mission essentielle : être des porteurs de lumière.
Pourquoi Dieu nous appelle à briller dans cette génération ?
Dans Philippiens 2, Paul nous dit très clairement que Dieu produit en nous le vouloir et le faire pour accomplir son projet bienveillant. Écoutez ces paroles :
« Phil 2 : 13 C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant.
14 Faites tout sans murmures ni contestations 15 afin d’être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d’une génération perverse et corrompue. C’est comme des flambeaux dans le monde que vous brillez parmi eux 16 en portant la parole de vie. Je pourrai alors être fier, le jour de Christ, de n’avoir pas couru ni travaillé pour rien. »
Nous ne pouvons plus prier simplement « Seigneur éclaire ce monde » et rester passifs. Il ne s’agit pas de souhaiter que la lumière vienne d’ailleurs, mais de réaliser que Dieu nous appelle à être cette lumière. Cette génération perverse et corrompue a un besoin urgent de réponses incarnées et visibles.
Alors, la question est : veux-tu briller dans cette génération ? Veux-tu être le reflet de Dieu ici sur la terre ?
Faire tout sans murmures ni hésitations : le secret pour être irréprochable et pur
Paul insiste auprès des Philippiens sur l’humilité de Christ, et il nous appelle à une posture claire : faire passer les autres avant soi-même. C’est simple, mais ce n’est pas facile. Notre société est individualiste, égoïste. C’est naturel : même le plus doux des bébés, qui nous fait fondre de tendresse, sait au fond de lui faire passer ses besoins avant ceux des autres.
Pensez à ce petit bébé qui ne respecte pas nos horaires, qui réclame son biberon au milieu de la nuit, nous forçant à nous lever à son rythme. Ce petit exemple illustre bien notre tendance naturelle à penser d’abord à nous.
Dans la vie quotidienne, les mêmes dilemmes reviennent :
- Dans un couple, qui fait passer ses envies en priorité ?
- Au travail, quelle tâche allons-nous choisir : celle qui est gratifiante ou celle qui est moins plaisante ?
- Dans une file, passons-nous devant quelqu’un ou attendons-nous notre tour ?
Dans tous ces cas, nous sommes confrontés à un choix : mon intérêt ou celui des autres ? Paul nous dit : fais tout sans murmure ni hésitation. Le terme grec « gogusmos » signifie ne pas avoir de déplaisir ou de mécontentement secret, pas de râleries intérieures. Nous sommes donc appelés à faire les choses avec joie, à laisser les autres passer avant nous, sans discuter, sans argumenter.
Le mot « hésitation » traduit ici par « dialogismos » en grec va plus loin encore : il faut accomplir ces gestes d’amour et de service sans même combattre intérieurement cette idée, sans retourner le problème dans sa tête toutes les cinq minutes. Cela doit devenir un réflexe.
Imagine-toi démarrer ta journée en te demandant :
« Qui puis-je bénir aujourd’hui ? Qui vais-je faire passer avant moi-même ? »
Ce n’est pas juste une idée spirituelle, c’est une responsabilité que nous avons envers notre génération. Si nous vivons vraiment ainsi, l’église ne manquera jamais de bénévoles, et les pasteurs ne seront plus obligés de supplier pour que l’église serve, donne ou s’implique.
C’est une chose difficile à accepter, car nous craignons souvent d’être exploités, fatigués, ou que seuls quelques-uns donnent toujours. Oui, parfois c’est vrai. Mais ce faisant, nous ressemblons de plus en plus à Christ, qui s’est donné tout le temps, à des personnes qui ne le méritaient pas.
Dieu nous pourvoit toujours. En laissant la nature de Christ s’exprimer à travers nous, nos besoins sont aussi satisfaits.
La bonne nouvelle : Dieu produit en toi le vouloir et le faire
Si tu as du mal à vivre cette réalité, ne t’inquiète pas. Car comme le dit Paul, c’est Dieu qui produit en nous le désir et la capacité d’agir selon Sa volonté.
Nous devons répondre un grand “OUI” à Dieu, un consentement sûr qui fait que nous acceptons de faire passer les autres avant nous, sans murmures ni hésitation.
Ce choix est la garantie d’une vie spirituelle solide, irréprochable devant Dieu, prête à briller comme un flambeau dans notre génération.
Porter la parole de vie comme un habit : revête-toi de Christ au quotidien
Paul ajoute dans Philippiens que, pour briller, il faut aussi porter la parole de vie.
Le mot grec utilisé ici, « epecho », signifie tenir, rester attaché, observer attentivement. Ce n’est pas simplement un acte superficiel ou passager, c’est un engagement profond à vivre selon la Parole de Dieu, à la revêtir comme un vêtement.
Imagine-toi portant un vêtement chaque jour. Dans nos sociétés, la tenue vestimentaire reflète souvent notre appartenance à un groupe ou ce que nous désirons montrer de nous-mêmes.
Pour les chrétiens, il en va de même : nous sommes appelés à se revêtir de Christ, comme Paul l’explique dans Romains 13:14,
« Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne prenez pas soin de la chair pour satisfaire ses convoitises. »
Un exemple tiré des Écritures : la frange bleue des vêtements des Israélites
Pour illustrer ce que signifie « porter la parole », Dieu a donné à son peuple une instruction très particulière dans l’Ancien Testament.
« Nombres 15 : 37 L’Éternel dit à Moïse :
38 Parle aux Israélites, dis-leur de se faire, au fil des générations, une frange au bord de leurs vêtements et de mettre un cordon bleu sur cette frange qui borde leurs vêtements.
39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, vous vous souviendrez de tous les commandements de l’Éternel et les mettrez en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de votre cœur et de vos yeux en vous laissant entraîner par eux à l’infidélité.
40 Ainsi, vous vous souviendrez de mes commandements, vous les mettrez en pratique et vous serez saints pour votre Dieu.
41 Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir d’Égypte pour être votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »
Dieu demande qu’une frange avec un cordon de couleur bleue soit cousue au vêtement. La frange était une finition courante des habits, mais ce cordon bleu avait une signification forte.
Le bleu rappelle à deux choses en particulier :
- La mer Rouge, que Dieu a fait traverser au peuple d’Israël à pied sec. Ce fut un miracle de salut, une délivrance inespérée devant un obstacle insurmontable.
- Le ciel, symbole de la souveraineté de Dieu, de la source parfaite d’aide qui vient d’en haut.
Chaque fois que le peuple regardait cette frange, il devait se rappeler :
- De où il venait, de sa délivrance miraculeuse.
- D’où venait son secours, du ciel, de Dieu.
- Quelle est sa destinée, la sainteté et la vie éternelle.
Cela explique que porter la parole de vie, c’est se souvenir quotidiennement de qui je suis en Christ, de ce que Dieu a fait pour moi, et de ce vers quoi je vais.
Pour nous aujourd’hui : porter Christ visible dans nos actions et nos paroles
Nous ne sommes pas appelés à porter une frange bleue, mais à avoir cette même attitude mentale et spirituelle dans tous les domaines de notre vie. Revêtir Christ, c’est :
- Se souvenir que nous avons été tirés des ténèbres.
- Reconnaître que notre secours vient d’aujourd’hui, d’en haut.
- Garder les yeux fixés sur notre destination céleste.
Nos habits ne sont que le premier élément que les autres voient, mais leur regard doit s’arrêter surtout sur la lumière intérieure que nous portons.
Ne voulons-nous pas tous que notre entourage voie que nous portons la Parole de Dieu vivante en nous, que nos vies témoignent de notre transformation ?
Dis OUI à Dieu pour briller dans ta génération
Le message que je veux vous laisser aujourd’hui, c’est un message d’espérance et de puissance. Dieu peut produire en toi le vouloir et le faire selon son projet bienveillant.
Ce projet n’est pas dur, décourageant ou écrasant. Dieu est bon, et Il veut que nous brillions. Mais Il a besoin de notre « oui ». Ce « oui » de consentement sincère, de décision ferme d’être lumière dans notre génération.
Cela implique :
- Un désir profond de faire passer les autres avant soi-même.
- Un engagement à vivre avec justice, bonté, générosité, obéissance, pureté et réconciliation.
- Une envie d’incarner Jésus dans notre travail, notre famille, notre voisinage.
- Et surtout, la mémoire constante de notre histoire avec Dieu : d’où nous avons été tirés, d’où vient notre aide, et où nous allons.
Alors, disons ensemble :
« Oui Seigneur, cette année encore, je choisis de porter ta parole. Je choisis de faire tout sans murmures ni hésitations. Je choisis d’allumer ma lumière dans ce monde. Il faut que Tu croisses, que je diminue. »
Ne restons pas dans l’ombre. Laissons Dieu revêtir nos vies d’une lumière qui brille si fort qu’elle change notre génération.
C’est un appel clair à ne plus cacher notre flamme intérieure. Que cette année soit celle où ta lumière jaillit plus forte que jamais !

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