J’aimerais te poser une question : Dieu t’a-t-il déjà déçu ?
As-tu déjà été surpris par l’inaction de Dieu ? Par Son silence ? Par une réponse que tu ne voulais pas entendre ?
C’est une question terrible… et pourtant, combien de fois nous sommes troublés par le silence de Dieu ou par Son absence apparente d’action dans nos vies !
Aujourd’hui, nous allons lire un récit bouleversant dans Jean 11 : l’histoire de Lazare, l’ami de Jésus, tombé malade et mort… mais que Jésus va ramener à la vie. Un passage qui commence mal, mais qui finit bien.
« Dans le village de Béthanie vivaient deux soeurs, Marthe et Marie, ainsi que leur frère Lazare. Marie était cette femme qui, après avoir répandu une huile parfumée sur les pieds du Seigneur, les lui essuya avec ses cheveux. Lazare, son frère, tomba malade. Les deux soeurs envoyèrent donc quelqu’un à Jésus pour lui faire dire : Seigneur, ton ami est malade.
Or Jésus était très attaché à Marthe, à sa soeur et à Lazare. Après avoir appris qu’il était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait. Puis il dit à ses disciples : Retournons en Judée. »
A son arrivée, Jésus apprit qu’on avait enseveli Lazare depuis quatre jours déjà. Béthanie était à moins de trois kilomètres de Jérusalem, aussi beaucoup de gens étaient-ils venus chez Marthe et Marie pour leur présenter leurs condoléances à l’occasion de la mort de leur frère.
Quand Marthe apprit que Jésus approchait du village, elle alla à sa rencontre. Marie, elle, resta à la maison. Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que maintenant encore, tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera.
Ton frère reviendra à la vie, lui dit Jésus.
Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection des morts.
Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?
Oui, Seigneur, lui répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. »*
« Marie parvint à l’endroit où était Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
En la voyant pleurer, elle et ceux qui l’accompagnaient, Jésus fut profondément indigné et ému. Où l’avez-vous enterré ? demanda-t-il.
Viens, Seigneur, lui répondirent-ils, tu verras.
Jésus pleura.
Alors tous dirent : Voyez, comme il l’aimait.
Quelques-uns remarquaient : Il a bien rendu la vue à l’aveugle, n’aurait-il pas pu empêcher que Lazare meure ?
Une fois de plus, Jésus fut profondément bouleversé. Il arriva au tombeau. C’était une grotte dont l’entrée était fermée par une pierre.
Enlevez la pierre, dit Jésus.
Marthe, la soeur du mort, dit alors : Seigneur, il doit déjà sentir. Cela fait quatre jours qu’il est là.
Jésus lui répondit : Ne t’ai-je pas dit : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?
On ôta donc la pierre. Alors Jésus, tournant son regard vers le ciel, dit : Père, tu as exaucé ma prière et je t’en remercie. Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours, mais si je parle ainsi, c’est pour que tous ceux qui m’entourent croient que c’est toi qui m’as envoyé.
Cela dit, il cria d’une voix forte : Lazare, sors de là !
Et voici que le mort sortit du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller !
En voyant ce que Jésus avait fait, beaucoup de ceux qui étaient venus auprès de Marie crurent en lui. »
Jean 11 : 1-7, 17-27, 32-45
Nous allons maintenant voir comment ce passage parle directement à nos vies aujourd’hui.
1. Quand Dieu semble absent ou silencieux
« Seigneur, si tu avais été ici… »
C’est la première réaction de Marthe et Marie quand elles voient Jésus arriver après la mort de leur frère. Et c’est souvent notre réaction face à nos propres épreuves.
Si Jésus avait été là…
- Je n’aurais pas perdu mon emploi.
- Je n’aurais pas échoué dans mon projet.
- Je ne serais pas tombé malade.
- Mon couple ne serait pas en crise.
- Je n’aurais pas subi cette perte.
Que nous soyons croyants ou non, nous avons tous, à un moment donné, adressé des reproches à Dieu. Parce que nous avons notre propre idée sur la manière dont Il devrait agir dans nos vies.
Certains, comme Marthe, expriment immédiatement leur frustration :
« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
D’autres, comme Marie, restent en retrait, silencieux, mais portent en eux la même douleur.
Ce qui est frappant ici, c’est que Jésus ne rejette ni l’une ni l’autre. Il n’accuse pas Marthe d’être trop émotive ni Marie d’être trop réservée. Il accueille leur douleur.
Jésus n’est pas indifférent à ce que tu ressens.
Lorsque tu viens à Lui avec tes blessures, tes doutes, ton désespoir, Il ne te critique pas, Il ne te juge pas. Il accueille ton fardeau et pleure avec toi.
Psaume 34:19
« L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. »
Peut-être que toi aussi, tu es dans cette attente. Tu espères que Jésus agira dans ta situation. Mais pour l’instant, tout semble figé, bloqué.
Tu as l’impression qu’il est trop tard.
Mais laisse-moi te dire une chose : avec Jésus, il n’est jamais trop tard.
2. Ose dire à Jésus ce qui est mort dans ta vie
Marthe, malgré sa douleur et la foule autour d’elle, ose dire à Jésus : “Mon frère est mort.”
C’est une réalité brutale, mais elle ne cherche pas à l’enjoliver. Elle exprime la vérité telle qu’elle est.
Nous aussi, nous devons apprendre à dire à Jésus ce qui nous semble mort dans nos vies.
Qu’est-ce qui est mort en toi ?
- Ton couple ?
- Tes rêves ?
- Tes espoirs ?
- Ta relation avec Dieu ?
- Ta santé, ton travail, tes finances ?
Il y a un moment où il faut se rendre à l’évidence. Ce que nous espérions voir guéri ou restauré est maintenant mort.
Lazare n’est pas seulement malade. Il n’est pas en train d’aller un peu mieux ou de lutter pour survivre. Il est mort, depuis quatre jours.
Humainement, c’est terminé. Il n’y a plus rien à faire.
Et c’est exactement ce que nous ressentons parfois : c’est fini. C’est trop tard.
Mais voici ce que nous devons comprendre :
Jésus n’est pas insensible à ta douleur
Lorsqu’Il voit Marie en pleurs, entourée des Juifs qui l’accompagnent, la Bible nous dit :
Jean 11:35
“Jésus pleura.”
C’est l’un des versets les plus courts et les plus puissants de la Bible.
Pourquoi Jésus pleure-t-il ?
Il sait pourtant qu’Il va ressusciter Lazare dans quelques instants. Il sait que la joie va remplacer les larmes.
Mais Jésus est touché par notre souffrance. Il ne minimise pas notre douleur. Il ne nous dit pas : “Arrête de pleurer, aie plus de foi.” Non, Il ressent profondément ce que nous vivons.
Si aujourd’hui tu es brisé, abattu, perdu, sache que Jésus pleure avec toi. Il comprend. Il compatit.
Mais Il ne s’arrête pas là.
Avec Jésus, il n’est jamais trop tard
Tout le monde autour de Marthe et Marie pense que c’est terminé. Certains vont même jusqu’à critiquer Jésus :
Jean 11:37
“Il a bien rendu la vue à l’aveugle, n’aurait-il pas pu empêcher que Lazare meure ?”
Ils reconnaissent la puissance de Jésus, mais ils limitent son action : il pouvait guérir, mais ressusciter un mort, c’est trop tard.
Et pourtant, Jésus est la Vie.
C’est ce que Marthe ne comprend pas encore. Lorsqu’Il lui dit :
Jean 11:23-25
“Ton frère reviendra à la vie.”
Marthe répondit : “Je sais bien qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection des morts.”
Elle croit en une résurrection future, mais elle ne réalise pas que la résurrection est déjà là, devant elle, en la personne de Jésus.
“Je suis la résurrection et la vie. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt.”
Jésus peut ramener à la vie ce qui est mort, non seulement dans l’éternité, mais dès aujourd’hui.
Et c’est ce qu’Il veut faire dans ta vie.
Si tu penses qu’il est trop tard, que tout est fini, laisse-moi te dire ceci :
Avec Jésus, même quand c’est trop tard, ce n’est pas trop tard.
3. Ôte la pierre : prépare le chemin pour le miracle
Lorsque Jésus arrive devant le tombeau de Lazare, Il donne un ordre surprenant :
Jean 11:39
“Enlevez la pierre.”
Marthe réagit immédiatement :
“Seigneur, il doit déjà sentir. Cela fait quatre jours qu’il est là.”
Dans sa logique humaine, c’est trop tard. Ouvrir le tombeau n’a aucun sens. L’odeur de la mort est là, la décomposition a commencé.
Mais Jésus insiste.
Pourquoi demande-t-Il d’ôter la pierre ?
Jésus aurait pu ressusciter Lazare sans demander d’aide. Il aurait pu faire en sorte que la pierre disparaisse d’un instant à l’autre. Mais Il associe les témoins du miracle à l’action.
Cela nous parle directement aujourd’hui : il y a une part que nous devons faire avant que Jésus agisse.
Nous devons faire ce que nous pouvons faire
Il y a des miracles que seul Jésus peut accomplir, mais il y a aussi des actions qui dépendent de nous.
- Nous ne pouvons pas ressusciter Lazare, mais nous pouvons ôter la pierre.
- Nous ne pouvons pas transformer une vie, mais nous pouvons préparer le terrain.
Ôter la pierre, c’est…
- Ouvrir le chemin pour que Jésus puisse agir.
- Arrêter de cacher ce qui est douloureux.
- Commencer à croire que Dieu peut intervenir, même quand tout semble fini.
Dans notre vie, il y a parfois des pierres que nous devons nous-mêmes enlever pour laisser Jésus agir :
- Le doute : “Ce n’est pas possible, c’est trop tard.”
- La peur : “Si j’ouvre ce tombeau, ça va sentir mauvais.”
- Le découragement : “À quoi bon ?”
Jésus nous appelle à oser ouvrir notre cœur, à Lui exposer nos blessures et nos échecs. Même si nous avons peur de ce qui va en sortir, même si nous pensons que c’est trop tard.
Nous devons aussi ôter la pierre pour les autres
Ce que Jésus demande aux témoins du miracle, c’est aussi ce qu’Il attend de nous aujourd’hui en tant qu’église.
Il y a des personnes autour de nous qui sont prisonnières de leur tombeau, enfermées dans la souffrance, la solitude, l’angoisse, le péché.
Et nous, que faisons-nous ?
Nous sommes appelés à enlever les pierres qui empêchent les autres de voir Jésus :
- Par notre témoignage.
- Par notre amour et notre soutien.
- Par nos prières.
- Par notre engagement à aider ceux qui sont dans l’épreuve.
L’église n’est pas un lieu de jugement, mais un lieu où l’on ôte les pierres qui séparent les gens de Jésus.
Aujourd’hui, Jésus nous interpelle :
“Faites votre part, et moi je ferai la mienne.”
4. « Lazare, sors ! » : Jésus appelle à la vie
Après avoir ôté la pierre, Jésus ne prononce pas une longue prière. Il ne fait pas de discours. Il parle avec autorité :
Jean 11:43
“Lazare, sors !”
Trois mots. Trois mots qui renversent l’ordre établi. Trois mots qui brisent les lois naturelles.
Et l’inimaginable se produit :
Jean 11:44
“Et voici que le mort sortit du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge.”
Jésus ne s’adresse pas à la mort en général. Il appelle Lazare par son nom.
Pourquoi ?
Parce que lorsque Jésus parle, ce n’est pas vague. Ce n’est pas un appel général. C’est un appel personnel.
Jésus t’appelle aussi par ton nom.
Aujourd’hui, Il te dit :
- Sors de tes peurs !
- Sors de tes doutes !
- Sors de ton péché !
- Sors de cette situation qui t’oppresse !
Jésus ne veut pas que tu restes enfermé dans un tombeau spirituel. Il est la Vie, et Il veut que tu vives pleinement.
Jean 10:10
“Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance.”
La parole de Jésus a une puissance créatrice
Quand Jésus parle, il ne donne pas simplement un ordre. Il crée la réalité qu’Il annonce.
- Dans la Genèse, Dieu dit : “Que la lumière soit !” et la lumière fut.
- Dans l’évangile, Jésus dit : “Sois guéri !” et la guérison se produit.
- Ici, Il dit : “Lazare, sors !” et la mort est vaincue.
Ce que Jésus dit prend vie.
Et aujourd’hui, Il parle encore.
Peut-être que tu te sens mort à l’intérieur. Peut-être que tu es prisonnier de tes blessures, de tes addictions, de tes erreurs passées.
Mais Jésus a le pouvoir de te faire sortir de cet état.
Son appel est clair :
“Sors !”
Ne reste pas enfermé. N’accepte pas la mort spirituelle. Viens à Lui, et Il te donnera la vie.
5. Déliez-le et laissez-le aller
Lazare est vivant. Il est sorti du tombeau. Mais il y a encore un problème :
Jean 11:44
“Il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller !”
Lazare est ressuscité, mais il est encore entravé. Il ne peut pas marcher librement, il ne peut pas voir clairement.
Jésus aurait pu faire disparaître les bandelettes d’un mot, mais Il demande aux autres de l’aider.
Cela nous enseigne deux choses essentielles :
a) Nous avons besoin des autres pour avancer
Quand nous sortons de notre tombeau spirituel, nous ne sommes pas immédiatement prêts à courir. Nous avons encore des attaches, des peurs, des habitudes qui nous limitent.
C’est là que la communauté a un rôle essentiel.
L’église est appelée à accompagner ceux qui sortent de la mort spirituelle.
- Nous ne devons pas nous contenter de voir un miracle et de repartir.
- Nous ne devons pas laisser une personne seule face à son nouveau départ.
- Nous devons être là pour aider, pour encourager, pour enseigner, pour prier.
L’église n’est pas une prison. Ce n’est pas un lieu où l’on enferme les gens avec des règles et des obligations écrasantes.
L’église est un lieu de libération.
Nous sommes appelés à délier ceux qui étaient morts.
- Aider ceux qui sont nouvellement convertis à comprendre leur nouvelle vie.
- Soutenir ceux qui sont encore fragiles dans leur marche avec Dieu.
- Être des frères et sœurs en Christ, pas des juges.
b) Jésus veut nous rendre totalement libres
Il ne suffit pas d’être sauvé. Il faut aussi être libéré.
Beaucoup de chrétiens ont répondu à l’appel de Jésus, mais continuent de marcher avec leurs bandelettes.
- Ils sont vivants, mais liés par la peur.
- Ils sont ressuscités, mais encore prisonniers de leur passé.
- Ils sont sortis du tombeau, mais n’ont pas encore goûté à la pleine liberté.
Jésus ne veut pas seulement te sauver. Il veut te rendre libre.
Jean 8:36
“Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.”
Aujourd’hui, Jésus t’appelle à une vie de liberté.
Il ne veut pas que tu restes limité par des pensées de condamnation, par ton passé, par ce que les autres ont dit de toi.
Il te dit :
“Déliez-le et laissez-le aller !”
Jésus ne nous sauve pas pour nous enfermer dans une nouvelle prison. Il nous sauve pour nous libérer totalement et nous permettre de marcher avec Lui, dans la lumière.
Jésus t’appelle aujourd’hui
Cette histoire de Lazare est plus qu’un miracle spectaculaire. C’est un message pour chacun de nous.
Jésus est venu pour ramener à la vie ce qui est mort :
- Si tu es dans l’épreuve, Il pleure avec toi.
- Si tu penses qu’il est trop tard, Il te dit qu’avec Lui, rien n’est impossible.
- Si tu es enfermé dans un tombeau spirituel, Il t’appelle à sortir.
- Si tu te sens encore lié par ton passé, Il veut te délier et te rendre libre.
Aujourd’hui, Jésus t’appelle personnellement.
- Sors de ton tombeau !
- Laisse-Le agir !
- Accepte la liberté qu’Il veut te donner !
Et en tant qu’église, nous avons une mission :
- Ôter les pierres pour permettre aux gens d’entendre l’appel de Jésus.
- Délier ceux qui étaient morts pour les aider à marcher dans leur nouvelle vie.
Nous ne sommes pas là pour enfermer, mais pour libérer.
Aujourd’hui, Jésus t’appelle.
Vas-tu répondre à son appel ?
Prière
Seigneur, je viens à toi avec mes doutes, mes blessures et mes peurs.
Je reconnais que parfois, j’ai pensé qu’il était trop tard.
Mais aujourd’hui, je veux croire que rien ne t’est impossible.
J’ouvre mon cœur à ton appel.
Seigneur, si je suis encore dans mon tombeau, appelle-moi à en sortir.
Si je suis encore lié, envoie des frères et sœurs pour m’aider à être libre.
Merci, Jésus, parce que tu es la résurrection et la vie.
Je veux marcher avec toi, dans la liberté que tu donnes.
Amen.

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