Jésus-Christ est notre Sauveur. Jésus-Christ est notre Seigneur. Parce qu’il est à la fois Sauveur et Seigneur, il ne s’agit pas seulement d’un titre, d’une image, ou d’une croyance distante. C’est un choix de soumission totale à sa volonté, à sa parole, à sa direction. Notre vie chrétienne ne peut se résumer à une posture passive, ni à un engagement léger. Nous sommes appelés à avancer, à marcher, à grandir, à vivre pleinement notre identité en Christ, et ce, jusqu’à la fin de notre vie.
Vous le savez peut-être, s’immobiliser, chercher à rester stable sans bouger en Christ, c’est en réalité reculer. Ça signifie se laisser emporter par le courant de la vie, par la pression, par les difficultés, par les tentations. Mais en tant que chrétien, nous sommes invités à aller à contre-courant, à vivre différemment au milieu d’une génération marquée trop souvent par la méchanceté, la vulgarité, la dureté, mais aussi le désespoir.
Jésus a dit à propos des hommes et des femmes de ce monde : « ils sont comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Matthieu 9:36). Chacun suit sa propre voie et souvent, cette errance mène à la confusion. Mais au milieu de tout cela, il y a l’Église, il y a nous ! Et c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas rester inactifs. Nous devons travailler pour Jésus. Or, ce travail dépasse largement ce que nous faisons le dimanche à l’église.
Aujourd’hui, je veux partager avec vous cinq appels essentiels tirés de la lecture de Philippiens chapitre 2, versets 1 à 16. Ces appels ne sont ni optionnels ni secondaires. Ils représentent une invitation dynamique à marcher pas à pas dans la vie chrétienne avec foi, persévérance, et conviction.
1. L’appel à l’unité : pourquoi l’unité est la clé pour avancer en Christ
Philippiens 2:1-2 dit :
« Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. »
Ce passage est clair : l’unité est un pilier fondamental pour la communauté chrétienne et pour notre marche personnelle. Mais attention, l’unité ne signifie pas forcément être d’accord sur tout, à chaque instant, ni sur chaque sujet. Ce n’est pas l’uniformité, mais un choix volontaire d’aller vers la même direction.
On pourrait penser que dans l’Église, quand il y a désaccord, on choisit de diviser plutôt que d’unir. Mais non, l’unité, c’est d’abord un engagement personnel à ne pas chercher à avoir raison toute la tempête. C’est reconnaître que chacun est en croissance, chacun a ses faiblesses, et que Dieu agit à travers nos différences.
Je me souviens d’une image que le pasteur Ben Luiten avait donnée lors d’un week-end : imaginez l’équipe de foot la plus talentueuse du monde, avec tous les meilleurs joueurs, mais sans unité. Elle ne gagnera jamais un match. De la même manière, même si nous avons de belles compétences spirituelles, si nous sommes divisés, nous n’accomplirons pas la mission.
L’apôtre Paul nous invite à protéger et à chérir le corps de Christ, car démembrer ce corps, c’est détruire ce merveilleux projet que Dieu a initié. Donc, quand vous pensez à vos frères et sœurs, comment parlez-vous d’eux ? L’unité, c’est cela : bâtir, encourager, soutenir dans l’amour.
2. L’appel à l’humilité : dépasser l’ego pour aimer réellement
Dans Philippiens 2:3-4, on lit :
« Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. »
L’humilité est souvent mal comprise. Elle n’est pas humiliation, ni dévalorisation. Ce n’est pas non plus quelque chose que nous imposons aux autres. C’est une posture intérieure.
Dire « regarder les autres comme étant au-dessus de soi » signifie que mon** attitude face aux autres** reflète le respect et l’estime qu’ils méritent, même s’ils ne sont pas supérieurs à moi pour autant.
Quels sont nos intérêts naturels ? Nous voulons être aimés, servis, encouragés, soutenus, bénis et respectés. Mais le chemin de Jésus nous pousse à inverser cette logique : au lieu d’attendre cela de notre entourage, c’est d’abord à nous de manifester cette attitude envers les autres.
Prendre l’initiative d’aimer par humilité, c’est une véritable révolution contre notre nature. Mais c’est aussi ce qui construit de vraies relations durables. L’humilité ouvre la porte à la paix, à la réconciliation, à la croissance. Sans elle, rien de solide ne tient.
3. L’appel à l’obéissance : obéir avec joie et conviction, pas par contrainte
Que signifie réellement obéir à Dieu ? Philippiens 2:5-8 nous le dit avec force :
« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. »
Obéir, ça peut aussi avoir un goût amer, lié à la peur de la punition, ou à une forme de contrainte. Mais l’obéissance, telle que Jésus l’a vécue, c’est autre chose. C’est un choix conscient, volontaire et joyeux. Il ne subit pas, il choisit d’aimer, il choisit de se soumettre parce qu’il sait que la volonté de Dieu est bonne.
Obéir, c’est faire ou ne pas faire, souvent sous pression. Être obéissant, c’est avoir un caractère qui se manifeste dans le désir profond de faire le bien, de marcher dans la volonté divine, sans hésitation. Ce n’est pas la peur, mais l’amour qui motive.
Jésus nous donne un modèle parfait : il a été obéissant « jusqu’à la mort ». Jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans cette obéissance ? Jusque dans les moments difficiles, quand ça revient contre nos désirs, quand ça coûte cher ?
C’est un défi de tous les jours, mais la bonne nouvelle, c’est que cette obéissance produit la vraie vie, la vraie paix, la vraie joie.
4. L’appel à travailler pour son salut : la dynamique d’une foi vivante
Paul écrit à Philippe :
« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Philippiens 2:12-13)
« Travailler à son salut » peut sembler contradictoire avec « tout est accompli » par Christ à la croix. Je comprends ce questionnement, car j’ai longtemps ressenti la même chose.
Alors comment concilier tout cela ? Dieu m’a donné une image simple qui m’a beaucoup aidé : imaginez une guitare parfaitement accordée. Elle est « parfaite », prête à jouer la plus belle musique. Pourtant, je ne saurais jamais tout savoir sur elle, ni l’utiliser parfaitement. Chaque jour, je m’entraîne à en jouer, à la maîtriser mieux.
De la même manière, le salut, bien que pleinement accompli par Jésus, nous appelle à une marche de progression, un développement concret dans notre vie. Ce n’est pas quelque chose que nous fabriquons, mais que nous laissons grandir en nous.
Concrètement, que change le salut dans notre vie ? Beaucoup de choses : la joie de l’Éternel devient ma force, ce n’est plus moi qui vis, mais Christ en moi, je suis enfant de Dieu. Tout cela transforme jour après jour notre manière d’être, nos priorités, nos comportements.
Travailler à son salut, c’est entretenir cette passion pour Dieu, cette flamme pour la parole et pour vivre selon ses principes, dans nos œuvres bonnes préparées d’avance par Dieu.
5. L’appel à témoigner : briller et porter la parole de vie dans un monde en crise
Enfin, Paul exhorte :
« Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie » (Philippiens 2:14-16).
J’ai grandi dans un environnement avec beaucoup d’activités d’évangélisation : des réunions régulières, des campagnes, des distributions de tracts… un travail intense, qui parfois me laissait un goût amer à cause du peu de résultats apparents.
Mais ce que l’apôtre Paul nous invite à faire ici, c’est encore plus profond. Notre témoignage ne se limite pas à des actions ponctuelles, à des initiatives externes, parfois énergivores. Non, c’est toute notre vie qui doit être un reflet fidèle de Jésus.
Lorsque nous décidons de vivre à 100 % pour Lui, cela se voit dans nos gestes, nos paroles, nos choix quotidiens. Nous refusons certaines blagues, nous marchons à contre-courant, nous choisissons de bénir plutôt que de maudire.
Nous sommes des lumières, des témoins fidèles, vivant la parole de Dieu jusque dans notre comportement. C’est ça qui transforme le monde autour de nous.
Répondre pleinement aux 5 appels pour une vie chrétienne active et engagée
La vie chrétienne ne nous laisse pas oisifs, ni dans l’attente ou la passivité. Au contraire, Dieu nous appelle à vivre une vie active, engagée, en progrès constant.
Les cinq appels que je vous invite à prendre à cœur sont :
- L’unité, qui construit et soutient le corps du Christ.
- L’humilité, qui transforme nos relations et notre propre regard.
- L’obéissance, qui nous fait marcher dans la volonté divine par amour.
- Le travail à notre salut, une dynamique de croissance et de progression jour après jour.
- Le témoignage, qui illumine ce monde souvent sombre et brise le silence par une vie cohérente.
En les mettant en pratique, chacun de nous peut avancer avec assurance, vivre pleinement son identité de chrétien, et faire une différence autour de soi.
Décidons aujourd’hui de répondre à ces appels, d’être prêts à marcher, à avancer, à briller pour Jésus – et ainsi vivre une vie qui honore notre Seigneur et Sauveur. Amen.

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