Comment bien connaître Jésus : 3 niveaux essentiels pour grandir dans ta foi

par | 9 Avr 2026 | foi

Temps de lecture : 8 minutes

Te poses-tu cette question essentielle : comment connais-tu vraiment Jésus ? C’est une interrogation qui fontamentalement change notre vie, notre manière de servir, notre rapport à Dieu, et la qualité du témoignage que nous portons. Cette réflexion ne concerne pas seulement chacun d’entre nous individuellement, mais aussi l’Église dans son ensemble.

Avec le temps, notre connaissance de Jésus progresse, un peu comme nos relations humaines. Je connais mieux mon épouse aujourd’hui qu’il y a vingt ans, et je sais que dans vingt ans encore, j’en saurai plus. C’est la même chose pour nos amis, notre famille, et surtout pour notre relation avec Jésus. Cette progression transforme la façon dont nous vivons et interagissons avec lui, pour le meilleur ou pour le pire.

Je souhaite que nous soyons une église qui ne se sépare jamais de Jésus, même face aux difficultés ou aux différences de points de vue, mais une église qui progresse toujours dans sa connaissance de Jésus-Christ. Pour cela, je t’invite à découvrir les 3 niveaux de connaissance que je distingue aujourd’hui dans notre relation avec lui, illustrés par la vie de Pierre, ce disciple si proche Jésus.

Premier niveau de connaissance de Jésus : la crainte respectueuse

Regardons ensemble ce passage de Luc 5 : 1-9 :

“Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu. Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Pierre: ‘Avance là où l’eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.’ Pierre lui répondit: ‘Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.’ Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu’elles s’enfonçaient. Quand il vit cela, Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: ‘Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.’ En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu’ils avaient faite.” (Luc 5 : 1-9)

Ce récit montre clairement que notre tout premier contact avec Jésus, avec Dieu, ou même avec le Saint-Esprit, peut être marqué par la crainte : ce mélange de respect profond, de peur, de reconnaissance intense face à la grandeur et à la sainteté de Dieu.

Dieu est omniscient, omniprésent, omnipotent, éternel, immuable, et trois fois saint. On ne peut pas s’approcher de lui sans la couverture de la grâce par le sacrifice de Jésus. Quand Pierre dit :

«Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»

il exprime cette prise de conscience radicale de sa propre condition face à la sainteté de Dieu.

Pourquoi la crainte de Dieu est-elle importante ?

Dans notre monde moderne, où tout doit être facile, confortable, analysé, contrôlé, où l’on rejette toute forme de souffrance ou d’inconfort, la peur d’un Dieu puissant dérange. Et pourtant, la crainte de Dieu n’est pas un frein, bien au contraire, c’est le début de la sagesse comme le dit Proverbes 1:7 :

“La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse; tous ceux qui l’observent ont une bonne intelligence; la louange de l’Éternel subsiste à jamais.” (Proverbes 1:7)

La peur que nous inspirent la puissance, la sainteté de Dieu, son infinie grandeur, est une invitation à la révérence et au respect. Ce n’est pas un éloignement, mais le début d’une relation authentique, car nous réalisons combien nous dépendons de sa grâce.

Les bénéfices de la crainte de Dieu dans notre vie

  • Elle nous préserve des mauvais choix. Parce que les sages femmes en Égypte ont eu la crainte de Dieu, la vie de Moïse a été sauvée (Exode 1). Leur crainte a eu un impact salvateur.
  • Elle nous pousse à régler la question du péché. Paul exhorte ainsi les Corinthiens :

“Puisque nous avons de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.” (2 Corinthiens 7:1)

  • Elle devient un soutien dans l’épreuve. Eliphaz, l’ami de Job, disait :

“Ta crainte de Dieu n’est-elle pas ton soutien ?” (Job 4:6)

  • Elle construit un témoignage puissant. Néhémie affirme :

“Je n’ai pas agi ainsi, car j’avais à cœur la crainte de Dieu.” (Néhémie 5:15)

En résumé, la crainte de Dieu n’est ni un frein ni un rejet, mais une première étape nécessaire dans notre relation avec lui. Elle ouvre une conscience saine de la grandeur de Dieu, nous éloigne du péché, nous soutient dans les difficultés, et renforce notre témoignage.

Ne fuyons pas la crainte, mais cultivons-la !

Pierre a dit à Jésus “éloigne-toi”, la peur s’est emparée de lui. Pourtant, Jésus lui répond :

“N’aie pas peur.” (Luc 5:10)

Ce que Jésus veut nous dire, c’est : n’aie pas peur de ce que je peux faire dans ta vie, ni de ma puissance. La crainte n’est pas l’angoisse, mais la révérence qui ouvre à la bénédiction.

Deuxième niveau de connaissance : grandir dans la foi en Jésus-Christ

Une fois cette première étape de crainte respectueuse dépassée, notre relation avec Jésus peut avancer vers un second niveau, celui de la foi. Je te propose de lire ce texte où Jésus interroge ses disciples :

“Jésus dit à ses disciples : ‘Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ?’ Ils répondirent : ‘Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Élie; d’autres, Jérémie ou l’un des prophètes.’ Jésus leur demanda : ‘Et vous, qui dites-vous que je suis ?’ Simon Pierre répondit : ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.’ Jésus lui dit : ‘Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.’” (Matthieu 16:13-17)

La foi : une révélation divine qui change notre regard sur Jésus

Cette déclaration de Pierre marque un tournant important. Jésus n’est plus seulement un homme qui enseigne ou qui fait des miracles. Non, il est le Christ, le Fils du Dieu vivant, Celui qui accomplit les promesses de salut.

Cette foi est un don de Dieu, un éclairage reçu du Père, une révélation intérieure qui dépasse la raison ou les preuves visibles.

La foi nous transporte vers une vie nouvelle

La foi n’annule pas la crainte, elle lui donne un terrain solide. Alors que la crainte nous fait respecter Dieu, la foi nous ouvre à l’espérance, à la confiance, à l’action.

Dans Hébreux 11, on trouve de nombreux exemples de cette foi qui transforme :

  • Noé a agi par la foi dans la crainte respectueuse, construisant une arche pour sauver sa famille :

“C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille.” (Hébreux 11:7)

  • Abraham a obéi par la foi, quittant son pays sans savoir où il allait :

“C’est par la foi qu’Abraham… obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, partant sans savoir où il allait.” (Hébreux 11:8)

  • Sarah, malgré son âge, a eu une postérité par la foi :

“C’est par la foi que Sarah, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.” (Hébreux 11:11)

  • Jacob a béni et adoré Dieu par la foi, même dans la souffrance :

“C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton.” (Hébreux 11:21)

La foi nous fait entrer dans notre héritage, elle commence à rendre tangibles les promesses de Dieu dans nos vies.

La foi, un don à demander sans cesse

Nous devons ouvrir notre cœur pour recevoir et faire croître cette foi. Les disciples ont aussi compris cela et ont prié :

“Seigneur, augmente notre foi.” (Luc 17:5)

Cette prière est pour moi un exemple fort. Sans foi, on stagne. Avec la foi grandissante, on découvre :

  • les plans de Dieu pour nous,
  • la capacité de vivre le surnaturel,
  • la force de tenir malgré l’adversité,
  • la puissance de faire ce que Dieu a déclaré.

Le salut vient par la foi

L’apôtre Paul rappelle clairement :

“Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.” (Éphésiens 2:8)

La foi est donc la clé qui ouvre la relation vivante avec Dieu au-delà du respect et de la crainte initiale.

Troisième niveau de connaissance : la relation d’amour avec Jésus

Pour aller encore plus loin dans notre relation, il nous faut un autre regard, une autre expérience : celle de l’amour.

Après la résurrection, Jésus interroge Pierre à trois reprises, comme pour confirmer sa restauration et son engagement profond. Lisons Jean 21:15-17 :

“Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre : ‘Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ?’ Pierre répondit : ‘Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.’ Jésus lui dit : ‘Prends soin de mes agneaux.’ Jésus lui demanda une deuxième fois : ‘Simon, m’aimes-tu ?’ Pierre répondit : ‘Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.’ Jésus lui dit : ‘Nourris mes brebis.’ Jésus lui demanda une troisième fois : ‘Simon, as-tu de l’amour pour moi ?’ Pierre fut peiné qu’il lui demande trois fois; il répondit : ‘Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t’aime.’ Jésus lui dit : ‘Prends soin de mes brebis.’”

Un amour qui transforme la relation

Après avoir vécu la peur, la foi, voici que Pierre expérimente l’amour de Jésus, un amour qui le restaure malgré ses erreurs, ses reniements, ses faiblesses.

Ce n’est plus une connaissance froide, mais un cœur à cœur, une intimité qui change tout.

Pierre ne fait pas de grandes déclarations, il confesse humblement :

“Tu sais que je t’aime.”

Cet amour reçu et donné lui ouvre une nouvelle destinée, celle de servir, de prendre soin, de nourrir les autres.

L’amour pousse à des actes concrets

Quand tu aimes quelqu’un, tu es prêt à bouleverser ton agenda, à faire des sacrifices, à déplacer tes priorités. Ce n’est plus la simple peur ou la confiance, c’est un engagement total.

Pierre a servi avant de connaître cet amour, il avait foi, mais cet amour l’a relevé, il a renouvelé sa crainte et sa foi, et lui a donné la force pour réaliser le plan de Dieu pour sa vie.

Pourquoi choisir de mieux connaître Jésus dans la crainte, la foi et l’amour ?

Ces trois étapes ne s’opposent pas, elles se complètent.

  • La crainte nous pousse à refuser tout ce qui nous éloigne de Dieu.
  • La foi nous pousse à prendre et recevoir ce que Dieu offre.
  • L’amour nous pousse à donner, à nous engager, à agir au service des autres.

Tu sens peut-être où je veux en venir : si tu veux grandir chrétiennement, tu dois mieux connaître Jésus dans ces trois dimensions. Et avec elles, vivre une relation vivante et dynamique.

Grandir dans l’intimité avec Jésus : un appel personnel

Je veux que tu saches que cette relation ne se construit pas toute seule. Elle demande un choix, un engagement quotidien. Je veux personnellement :

  • Développer une intimité réelle avec Jésus,
  • Être transparent et sincère,
  • Passer du temps avec lui, non pour apprendre par cœur des notions, mais pour le connaître et le vivre.

Tu sais ce que je ressens ? Malgré tout, malgré mes échecs, mes éloignements, Jésus n’a jamais dérogé à son amour. Comme Pierre, je peux lui dire :

“Oui, je t’aime, même si je suis imparfait. Ton amour me presse.”

Une église qui aime Jésus est une église qui aime son prochain

Parce que comme Jésus le dit dans Jean 15 :

“Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu’un serviteur ne connaît pas ce que fait son maître. Je vous appelle amis, car je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; c’est moi qui vous ai choisis. Je vous ai donné mission de porter du fruit durable. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres.” (Jean 15 : 15-17)

Une église qui grandit dans l’amour de Jésus est une église qui agit, qui prie, qui sert, qui s’unit.

Fais grandir ta connaissance de Jésus dans la crainte, la foi et l’amour

J’aimerais te laisser avec ces convictions solides :

  • La crainte est le point de départ, elle nous conduit au respect et à la conscience réelle de Dieu.
  • La foi, don de Dieu, nous fait vivre la puissance de sa parole, combattre le doute et recevoir ses promesses.
  • L’amour dépasse tout, il nous engage, nous restaure, nous pousse à servir à hauteur de ce que Jésus nous donne.

Je t’encourage à prier avec moi :

“Seigneur, renouvelle en moi une sainte crainte de Ton nom, augmente ma foi, et fais grandir ton amour dans mon cœur.”

C’est dans cette progression que notre vie chrétienne prendra toute sa dimension. Plus que tout, choisis d’avancer chaque jour vers une intimité réelle avec Jésus, celle qui transforme, relève et rend libre.

Puisses-tu vivre pleinement cette découverte, et que ta connaissance réelle de Jésus te pousse à grandir sans limite, dans la crainte, la foi, et surtout l’amour.

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